UA-10909707-12

Info

Info
COVID-19 Pass sanitaire
En application du décret n°2021-1059 du 7 août 2021 modifiant le décret n°2021-699 du 1er juin 2021 prescrivant les mesures générales nécessaires à la gestion de la sortie de crise sanitaire, depuis le mardi 10 août pour tous les musées de la Ville de Tours un pass sanitaire est exigé pour les personnes de 18 ans et plus. Depuis le 30 septembre 2021, le pass sanitaire est également obligatoire pour les mineurs âgés de 12 ans et deux mois à 17 ans. Le contrôle du pass sanitaire sera effectué dans les mêmes conditions que pour les personnes majeures. Le port du masque reste actuellement obligatoire.

Le muséum d’Histoire Naturelle, le musée des Beaux-arts, le musée du Compagnonnage et le Château de Tours sont concernés par cette mesure.
Nos équipes mettent tout en œuvre pour faciliter et fluidifier votre accueil. Nous vous remercions de votre compréhension et de votre coopération lors des contrôles à l’entrée des établissements.

> > > 20e siècle

20e siècle

Massada

HANTAI Simon

Bia, 1922 - Paris, 2008

Massada

Huile sur toile

85 x 78 cm.

Collection FRAC Poitou-Charentes

Notice complète

Né à Bia, aujourd’hui Biatorbagy (Hongrie), en 1922, Simon Hantaï étudie à l’École des Beaux-Arts de Budapest. A l’issue d’une longue évolution, marquée par des influences et des techniques très diverses (Nabis, peinture surréaliste, gestuelle, scripturale), Simon Hantaï choisit de pratiquer le pliage, un procédé qu’il systématise de 1960 à son quasi-retrait de la scène artistique, de 1982 à sa mort en 2008. La toile, ôtée du châssis, pliée, froissée et nouée puis trempée dans la couleur, est ensuite dépliée avant d’être retendue. Le processus qui renverse la logique de la production picturale permet à l’artiste d’utiliser toute la surface de la toile en la traitant dans sa matérialité même. De 1960 à 1974, il décline ses abstractions en série (Le mur-les manteaux de la Vierge ; la Porte-les Catamurons) et entre 1969 et 1971 « Etudes » qu’il présente à la galerie Jean Fournier et où il cherche à réaliser l’équivalence entre le « peint » et le « non-peint », le premier étant là pour, selon ses propres mots, « activer le non-peint exclusivement ». C’est à cet ensemble qu’appartient Massada dont le titre, surprenant et énigmatique, constitue l’originalité la plus remarquable par rapport aux autres pièces. Les espaces vides, blancs, multipliés dans les diverses configurations semblent le produit du hasard qui a présidé à la création qui a cependant été imaginée par l’artiste. Échappant à la séduction des formes et de toute création consciente en recourant à pareil procédé, Hantaï pose la question du banal et de l’exceptionnel au travers d’une interrogation sur le geste et son intentionnalité. Des deux temps envisagés, celui de la création et celui de l’exposition, le premier
relève d’un « bricolage » voulu dont le résultat est cependant laissé au hasard, tandis que le second met son auteur en position de spectateur, comme nous le sommes, une fois l’oeuvre exposée.