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COVID-19 Pass sanitaire

En application du décret n°2021-1059 du 7 août 2021 modifiant le décret n°2021-699 du 1er juin 2021 prescrivant les mesures générales nécessaires à la gestion de la sortie de crise sanitaire, depuis le mardi 10 août pour tous les musées de la Ville de Tours un pass sanitaire est exigé pour les personnes de 18 ans et plus. Depuis le 30 septembre 2021, le pass sanitaire est également obligatoire pour les mineurs âgés de 12 ans et deux mois à 17 ans. Le contrôle du pass sanitaire sera effectué dans les mêmes conditions que pour les personnes majeures. Le port du masque reste actuellement obligatoire.

Le muséum d’Histoire Naturelle, le musée des Beaux-arts, le musée du Compagnonnage et le Château de Tours sont concernés par cette mesure.
Nos équipes mettent tout en œuvre pour faciliter et fluidifier votre accueil. Nous vous remercions de votre compréhension et de votre coopération lors des contrôles à l’entrée des établissements.

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17e s. Ecole du Nord

Ex–voto : Vierge à l’Enfant et portraits des donateurs. Alexandre Goubau et son épouse Anne Antoni (entre 1608 et 1621)

RUBENS Pierre-Paul

Siegen, 1577 - Anvers, 1640

Ex–voto : Vierge à l’Enfant et portraits des donateurs. Alexandre Goubau et son épouse Anne Antoni (entre 1608 et 1621)

Huile sur bois

1,24 x 0,84 m

Dépôt de l'Etat, 1803. Transfert de propriété de l'Etat à la Ville de Tours, 2010.

Inv. 1803-1-29

Notice complète

A la mort, en 1604, d'Alexandre-Jean Goubau, grand aumônier de la cathédrale Notre-Dame d'Anvers, son épouse, Anne Antoni, commande à Rubens cet ex-voto destiné au monument funéraire du couple, situé dans la chapelle des maçons de la cathédrale. Rubens, qui était alors en Italie, ne reviendra en Flandres qu'en 1608. Il s'agit donc d'un portrait posthume du donateur, réalisé entre 1608 et 1621, date du décès d'Anne Antoni. L'œuvre paraît typique de la production rubénienne vers 1615 ; l'écriture de Rubens est alors claire, ferme et fortement plastique. Il manie avec verve des coloris simples et séduit par la fraîcheur de ses carnations, le luminisme et la transparence de sa facture.

Les peintures religieuses représentent, au cours de cette première période, l'essentiel de la production de Rubens, qui devient ainsi l'un des chantres du renouveau religieux. Il a su ici réinterpréter et rajeunir la vieille tradition nordique du tableau de dévotion avec donateurs. La mise en page simple et directe, alliée à une vision naturaliste, à la monumentalité des figures et à un savant jeu de regards, rend proche et vivante l'apparition divine. Illustrant le discours de la Contre-Réforme, cette composition évoque les très forts liens de protection et de dévotion qui unissent la Vierge et les fidèles.

© MBA Tours, cliché Marc Jeanneteau