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COVID-19 Pass sanitaire

En application du décret n°2021-1059 du 7 août 2021 modifiant le décret n°2021-699 du 1er juin 2021 prescrivant les mesures générales nécessaires à la gestion de la sortie de crise sanitaire, depuis le mardi 10 août pour tous les musées de la Ville de Tours un pass sanitaire est exigé pour les personnes de 18 ans et plus. Depuis le 30 septembre 2021, le pass sanitaire est également obligatoire pour les mineurs âgés de 12 ans et deux mois à 17 ans. Le contrôle du pass sanitaire sera effectué dans les mêmes conditions que pour les personnes majeures. Le port du masque reste actuellement obligatoire.

Le muséum d’Histoire Naturelle, le musée des Beaux-arts, le musée du Compagnonnage et le Château de Tours sont concernés par cette mesure.
Nos équipes mettent tout en œuvre pour faciliter et fluidifier votre accueil. Nous vous remercions de votre compréhension et de votre coopération lors des contrôles à l’entrée des établissements.

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Dessins 18e s.

Briséis enlevée à Achille

GAUDAR DE LAVERDINE, Pierre Jean-François

Bourges, 1779 – Saint-Pierre-le-Puellier, 1840

Briséis enlevée à Achille

Pierre noire, sanguine et rehauts de craie blanche

H. 59 cm. ; L. 46,1 cm.

Don Darmaillacq, 1999

Inv. 1999-1-1

Notice complète

La technique de ce dessin est dite « aux trois crayons ». Très en vogue depuis la Renaissance, elle combine trois minerais : la pierre noire pour les traits, les tons froids et les ombres, la sanguine pour la coloration et la pierre blanche pour la mise en lumière.

Avant de prendre d’assaut la ville de Troie, Achille envahit Pédase et enlève Briséis, fille du roi Brisès. Elle devient son esclave préférée mais lui est enlevée par deux messagers d'Agamemnon, chef des Achéens. Irrité par cet affront, le héros se retire sous sa tente et refuse de combattre pour les Grecs jusqu’à ce qu’elle lui soit rendue. Cette épisode forme le point de départ de l’Iliade (Homère, 8e s. av. J.-C.).

Frère du peintre Augustin-Alphonse Gaudar de Laverdine qui fut grand prix de Rome en 1799, Pierre-Jean-François Gaudar de Laverdine entre à l’Académie royale de peinture et de sculpture à Paris en 1796. Sa formation classique s’exprime dans le choix du sujet relevant de la peinture d’histoire qu’il traite avec théâtralité. Les rideaux de la tente sont représentés à la manière de ceux d’une scène de tragédie dont ils forment le décor. Les deux protagonistes arrachés l’un à l’autre expriment avec emphase leur affliction. Les plis des drapés travaillés à la manière antique accompagnent l’éloquence des gestes.