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Dessins 18e s.

Briséis enlevée à Achille

GAUDAR DE LAVERDINE, Pierre Jean-François

Bourges, 1779 – Saint-Pierre-le-Puellier, 1840

Briséis enlevée à Achille

Pierre noire, sanguine et rehauts de craie blanche

H. 59 cm. ; L. 46,1 cm.

Don Darmaillacq, 1999

Inv. 1999-1-1

Notice complète

La technique de ce dessin est dite « aux trois crayons ». Très en vogue depuis la Renaissance, elle combine trois minerais : la pierre noire pour les traits, les tons froids et les ombres, la sanguine pour la coloration et la pierre blanche pour la mise en lumière.

Avant de prendre d’assaut la ville de Troie, Achille envahit Pédase et enlève Briséis, fille du roi Brisès. Elle devient son esclave préférée mais lui est enlevée par deux messagers d'Agamemnon, chef des Achéens. Irrité par cet affront, le héros se retire sous sa tente et refuse de combattre pour les Grecs jusqu’à ce qu’elle lui soit rendue. Cette épisode forme le point de départ de l’Iliade (Homère, 8e s. av. J.-C.).

Frère du peintre Augustin-Alphonse Gaudar de Laverdine qui fut grand prix de Rome en 1799, Pierre-Jean-François Gaudar de Laverdine entre à l’Académie royale de peinture et de sculpture à Paris en 1796. Sa formation classique s’exprime dans le choix du sujet relevant de la peinture d’histoire qu’il traite avec théâtralité. Les rideaux de la tente sont représentés à la manière de ceux d’une scène de tragédie dont ils forment le décor. Les deux protagonistes arrachés l’un à l’autre expriment avec emphase leur affliction. Les plis des drapés travaillés à la manière antique accompagnent l’éloquence des gestes.