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COVID-19 Pass sanitaire
En application du décret n°2021-1059 du 7 août 2021 modifiant le décret n°2021-699 du 1er juin 2021 prescrivant les mesures générales nécessaires à la gestion de la sortie de crise sanitaire, depuis le mardi 10 août pour tous les musées de la Ville de Tours un pass sanitaire est exigé pour les personnes de 18 ans et plus. Depuis le 30 septembre 2021, le pass sanitaire est également obligatoire pour les mineurs âgés de 12 ans et deux mois à 17 ans. Le contrôle du pass sanitaire sera effectué dans les mêmes conditions que pour les personnes majeures. Le port du masque reste actuellement obligatoire.

Le muséum d’Histoire Naturelle, le musée des Beaux-arts, le musée du Compagnonnage et le Château de Tours sont concernés par cette mesure.
Nos équipes mettent tout en œuvre pour faciliter et fluidifier votre accueil. Nous vous remercions de votre compréhension et de votre coopération lors des contrôles à l’entrée des établissements.

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14-16e siècle

La Vierge à l'Enfant en gloire et deux condamnés à mort

Anonyme, Bologne

Bologne, vers 1350 – 1360

La Vierge à l'Enfant en gloire et deux condamnés à mort

Tempera sur bois (peuplier)

H. 34 cm L. 24 cm et H. 34,2 cm L. 25 cm

Legs Octave Linet, 1963

Inv. 1963-2-11 et 1963-2-12

Notice complète

La Vierge à l'Enfant en gloire et deux condamnés à mort

Crucifixion, la décollation de saint Jean-Baptiste et le martyre de sainte Catherine d'Alexandrie

Ce rare diptyque votif exécuté à Bologne était destiné à la confrérie Santa Maria della Morte fondée en 1336 et vouée aux soins et derniers secours des condamnés à mort. Ces derniers sont clairement représentés dans cette composition, agenouillés aux pieds de la Vierge, mains liées dans le dos et corde au cou. Portés par un des membres de la confrérie sur les lieux même des exécutions à Bologne, (l'ancienne place du marché ou la Piazza Maggiore), ces deux petits panneaux étaient baisés par les condamnés.

Ainsi peut-on mieux comprendre l'iconographie de ce diptyque où la Vierge et l'Enfant bénissant font pendants à la Crucifixion. La volonté de donner un fort impact émotionnel explique probablement le choix de faire figurer la décollation de saint Jean-Baptiste, saint généralement invoqué au moment des exécutions, et le martyre de sainte Catherine d'Alexandrie, suivi de la décollation de la sainte.

A l'occasion de la restauration de ces panneaux, quelques repeints, témoignages de l'esprit du collectionneur Linet, au demeurant aisément identifiables par leur tonalité plus sombre, ont été conservés comme la tête de l'ange et du condamné à gauche de la mandorle.