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Sculpture

Coriolan devant le Sénat

GOIS Etienne-Pierre

Paris, 1731 – 1823

Coriolan devant le Sénat

Plâtre teinté

H. 18,2 cm L. 44 cm Pr. 2,6 cm

Don Mr Monlezun, 1981

Inv. 1981-6-3

Notice complète

C'est à Etienne plutôt qu'à son fils, Edme (1765-1836) amateur de sujets d'histoire médiévale ou moderne, qu'il convient d'attribuer ce bas-relief antiquisant. Sculpteur, peintre et graveur, élève de Jeaurat et de Michel-Ange Slodtz, Etienne remporta le prix de Rome en 1757, fut élu académicien en 1770 et exposa aux Salons jusqu'en 1804. Le musée des Beaux-Arts conserve deux autres bas-reliefs de l'artiste en plâtre teinté, un grand nombre de dessins - études de visages, de personnages, de scènes historiques ou mythologiques -, ainsi que cinq sculptures d'Edme.

La prise de Corioles avait valu son nom au général romain du Ve siècle Coriolan qui, condamné à l'exil, avait poussé les Volsques à la guerre contre les Romains, prenant le commandement de leur armée. Vainement le Sénat le supplia de cesser de porter les armes contre sa patrie. Seules les prières de sa mère Véturie et de sa femme Volumnie purent le faire fléchir. Il fit retirer les Volsques, qui le condamnèrent à mort.

Le sujet, repris par Shakespeare, fut remis à la mode au XVIIIe siècle par le poète et critique Jean-François de Laharpe (1739-1803). Sa tragédie, Coriolan, fut éditée en 1788.

© MBA Tours, cliché Marc Jeanneteau