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COVID-19 Pass sanitaire
En application du décret n°2021-1059 du 7 août 2021 modifiant le décret n°2021-699 du 1er juin 2021 prescrivant les mesures générales nécessaires à la gestion de la sortie de crise sanitaire, depuis le mardi 10 août pour tous les musées de la Ville de Tours un pass sanitaire est exigé pour les personnes de 18 ans et plus. Depuis le 30 septembre 2021, le pass sanitaire est également obligatoire pour les mineurs âgés de 12 ans et deux mois à 17 ans. Le contrôle du pass sanitaire sera effectué dans les mêmes conditions que pour les personnes majeures. Le port du masque reste actuellement obligatoire.

Le muséum d’Histoire Naturelle, le musée des Beaux-arts, le musée du Compagnonnage et le Château de Tours sont concernés par cette mesure.
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Arts graphiques

Adoration des Bergers

GOIS Etienne-Pierre-Adrien

Paris, 1731-1823

Adoration des Bergers

Gouache

H. 18,7 cm L. 14,4 cm

Achat galerie Paul Prouté, 1968

Inv. 1968-2-1

Notice complète

Présentée au Salon de 1783, cette gouache illustre bien la tendance picturale des dessins de Gois. Il s'agit en effet d'un véritable petit tableau, dans lequel la modulation chromatique et lumineuse permet de traduire des effets qu'on inscrira aisément dans une étroite proximité avec un certain baroque italien : celui né du Corrège et développé dans les œuvre du Barocci, mais adapté à un contexte français privilégiant la stabilité de la composition.

Les caractéristiques du thème renforcent les contrastes expressifs - peut-être ici l'écho d'une pratique de sculpteur, qui cherche l'effet intense et immédiat. Ainsi, la construction perspective angulaire détermine une organisation puissante des lieux qui contraste avec celle moins précisément délimitée par la lumière. Cependant, les deux facteurs s'associent au point de vue en contre-plongée pour conférer à la figure de l'Enfant une solennité marquée. Le choix d'une composition formée de deux obliques fortement entrecroisées autour de la figure de l'Enfant permet également de mettre en valeur ce dernier. Le drap levé constitue une sorte de dais qui le met en valeur, malgré un raccourci surprenant et peu esthétique. C'est que l'Enfant en lui-même n'est ici que le point de convergence de l'ensemble des regards, encadré par les corps puissants, fortement articulés. Les figures des bergers notamment, avec leur musculature exacerbée et leur tête petite, reprennent le contraste perçu plus haut dans l'espace à l'échelle cette fois de la figure. Les femmes jouent un rôle plus effacé de relais du regard : ainsi celle au premier plan à gauche, en profil perdu, dont la direction du regard correspond à celle du spectateur. Comme à l'habitude, Joseph reçoit le rôle du sage méditatif, en retrait de l'action proprement dite, placé auprès du bœuf et de l'âne gris.

L'ensemble de la représentation semble se situer sous le signe de la fertilité : les deux gallinacés du premier plan, les œufs apportés par l'un des bergers, l'enfant placé à la hauteur de la poitrine maternelle, tout cela met l'accent sur une religiosité qui tente d'articuler l'intime et le solennel, le profane et le sacré, l'humilité des adorateurs et la grandeur de Dieu.