UA-10909707-12

Info

Info
COVID-19 Pass sanitaire
En application du décret n°2021-1059 du 7 août 2021 modifiant le décret n°2021-699 du 1er juin 2021 prescrivant les mesures générales nécessaires à la gestion de la sortie de crise sanitaire, depuis le mardi 10 août pour tous les musées de la Ville de Tours un pass sanitaire est exigé pour les personnes de 18 ans et plus. Depuis le 30 septembre 2021, le pass sanitaire est également obligatoire pour les mineurs âgés de 12 ans et deux mois à 17 ans. Le contrôle du pass sanitaire sera effectué dans les mêmes conditions que pour les personnes majeures. Le port du masque reste actuellement obligatoire.

Le muséum d’Histoire Naturelle, le musée des Beaux-arts, le musée du Compagnonnage et le Château de Tours sont concernés par cette mesure.
Nos équipes mettent tout en œuvre pour faciliter et fluidifier votre accueil. Nous vous remercions de votre compréhension et de votre coopération lors des contrôles à l’entrée des établissements.

> > > 18e siècle

18e siècle

Vue du château de Chanteloup prise de la cascade

HOUEL Jean-Pierre-Louis-Laurent

Rouen, 1735 - Paris, 1813

Vue du château de Chanteloup prise de la cascade

Huile sur toile

91 x 155 cm.

Legs Jehanne d’Orliac, 1975

Inv. : 1975-8-1

Notice complète

Anne-Marie Jeanne Laporte, dite Jehanne d’Orliac, poète et écrivain, a habité l’un des deux pavillons d’entrée du château de Chanteloup pendant plus de soixante ans. Elle achète ce pavillon de la « grille dorée » en 1913 et se prend alors de passion pour le domaine et pour ses illustres propriétaires du XVIIIe siècle. Elle effectue des recherches historiques sur Chanteloup, publie plusieurs ouvrages et articles sur le sujet, tout en collectionnant des œuvres et des objets en relation avec le lieu. Jehanne d’Orliac décède à Chanteloup le 26 août 1974 et lègue une partie de sa collection et de ses archives personnelles à la ville d’Amboise, aux archives départementales d’Indre-et-Loire et au musée de Tours.

Cette toile de Houël et la suivante ont été restaurées en 1993 mais les deux œuvres ont manifestement souffert de mauvaises conditions de conservation avant leur entrée dans les collections du musée et présentent des zones d’usures. Nouveau témoignage de la présence de Houël à Chanteloup, ces deux tableaux ,qui étaient vraisemblablement conçus pour être placés en dessus-de-porte, montrent le domaine selon deux orientations différentes et témoignent de l’évolution architecturale du château et des transformations des jardins réalisées à la demande du duc de Choiseul.

Cette première vue doit être mise en relation avec la gouache de Nicolas Pérignon réalisée à Chanteloup en 1770 (collection particulière). Adoptant exactement le même point de vue, les deux artistes montrent la succession de nappes d’eau qui, jusqu’à la construction de la pagode, se déversaient en contrebas dans un bassin devant le château. Terrasses hautes et terrasses basses encadrent cette cascade au doux dénivelé et sont un lieu de promenade pour les hôtes de Chanteloup. Le tableau révèle les travaux d’aménagement des jardins entrepris par Choiseul lors d’une première campagne de transformation.

Texte extrait du catalogue raisonné Peintures françaises du XVIIIe s. Musée des Beaux-Arts de Tours / Château d'Azay-le-Ferron, par Sophie Join-Lambert

Silvana Editoriale, 2008