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COVID-19 Pass sanitaire
En application du décret n°2021-1059 du 7 août 2021 modifiant le décret n°2021-699 du 1er juin 2021 prescrivant les mesures générales nécessaires à la gestion de la sortie de crise sanitaire, depuis le mardi 10 août pour tous les musées de la Ville de Tours un pass sanitaire est exigé pour les personnes de 18 ans et plus. Depuis le 30 septembre 2021, le pass sanitaire est également obligatoire pour les mineurs âgés de 12 ans et deux mois à 17 ans. Le contrôle du pass sanitaire sera effectué dans les mêmes conditions que pour les personnes majeures. Le port du masque reste actuellement obligatoire.

Le muséum d’Histoire Naturelle, le musée des Beaux-arts, le musée du Compagnonnage et le Château de Tours sont concernés par cette mesure.
Nos équipes mettent tout en œuvre pour faciliter et fluidifier votre accueil. Nous vous remercions de votre compréhension et de votre coopération lors des contrôles à l’entrée des établissements.

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18e siècle

L'Heure du rendez-vous

MALLET Jean-Baptiste, manière de

Grasse, 1759 - Paris, 1835

L'Heure du rendez-vous

Huile sur bois

32,5 x 24 cm.

Legs Merville, 1913

Inv : 1913-1-16

Notice complète

Madame Merville lègue à la ville de Tours en juin 1913, en mémoire de son époux Félix-Nicolas Merville, né à Tours en 1818, un ensemble d’œuvres destiné au musée. Ce brillant juriste sera conseiller à la cour de cassation, procureur de la République à Orléans, premier avocat général à Lyon… et terminera sa carrière comme président de chambre à la cour de cassation en 1889 avant de mourir, trois ans plus tard, à Paris. Le legs est constitué d’un ensemble de près de soixante peintures, dessins et gravures avec une majorité d’œuvres du XIXe siècle et une prédilection pour les artistes d’école du Nord. Trois peintures françaises du XVIIIe siècle entrent dans les collections du musée à cette occasion, ce tableau et deux portraits anonymes attribués à l'atelier de Louis-Michel Van Loo.

Cette petite peinture est inscrite dans l’inventaire du legs sous cette mention : « un petit tableau école française du 18ème siècle – scène d’intérieur ». Boris Lossky en 1960 reconnaît dans cette scène de genre la manière de Jean-Baptiste Mallet, évoquant le style « de cet artiste qui continua le genre de Baudoin et de Lavreince ». On retrouve en effet dans cette œuvre ce qui fit le succès de l’artiste privilégiant le plus souvent ces petites scènes intimistes au style narratif. Dans cette composition la jeune femme indique, vraisemblablement avec reproche, l’heure inscrite sur le cadran de la pendule, au jeune garçon que l’on aperçoit dans l’entrebâillement de la porte. On peut souligner certaines maladresses en particulier dans l’exécution des visages, mais la technique fine est proche de celle de Mallet - certains détails sont peints avec délicatesse, la robe blanche de la jeune femme par exemple - et permet de rapprocher ce tableau d’œuvres attribuées à l’artiste comme les Amourettes (Valenciennes, musée des beaux-arts).

Texte extrait du catalogue raisonné Peintures françaises du XVIIIe s. Musée des Beaux-Arts de Tours / Château d'Azay-le-Ferron, par Sophie Join-Lambert

Silvana Editoriale, 2008