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COVID-19 Pass sanitaire
En application du décret n°2021-1059 du 7 août 2021 modifiant le décret n°2021-699 du 1er juin 2021 prescrivant les mesures générales nécessaires à la gestion de la sortie de crise sanitaire, depuis le mardi 10 août pour tous les musées de la Ville de Tours un pass sanitaire est exigé pour les personnes de 18 ans et plus. Depuis le 30 septembre 2021, le pass sanitaire est également obligatoire pour les mineurs âgés de 12 ans et deux mois à 17 ans. Le contrôle du pass sanitaire sera effectué dans les mêmes conditions que pour les personnes majeures. Le port du masque reste actuellement obligatoire.

Le muséum d’Histoire Naturelle, le musée des Beaux-arts, le musée du Compagnonnage et le Château de Tours sont concernés par cette mesure.
Nos équipes mettent tout en œuvre pour faciliter et fluidifier votre accueil. Nous vous remercions de votre compréhension et de votre coopération lors des contrôles à l’entrée des établissements.

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19e siècle

Le Moine fossoyeur (1867)

MURATON Alphonse

Tours, 1824 - Macé, 1911

Le Moine fossoyeur (1867)

Huile sur toile

H. 220 cm. ; L. 149 cm.

Don de l'artiste, 1868

Inv. 1868-2-1

Notice complète

Ce tableau de grand format est une des œuvres les plus célèbres de l’artiste tourangeau Alphonse Muraton. Formé à l’école municipale des Beaux-Arts de Tours, puis aux Beaux-Arts de Paris, Muraton revient dans sa ville natale à l’âge de 30 ans pour y faire carrière. Entre 1867 et 1869, l’artiste s’illustre au Salon par plusieurs scènes religieuses qui forment l’aspect le plus original de sa production. Inspiré par la peinture espagnole, le Moine fossoyeur s’inscrit dans un contexte de remise au goût du jour de scènes monastiques.

Témoignant d’une sensibilité mystique, l’œuvre de Muraton nous place face à l’éternelle interrogation de l’Homme devant le mystère de la mort. La pose du moine n’est d’ailleurs pas sans rappeler le célèbre Penseur de Rodin (1903). L’œuvre nous donne également à voir l’importance de l’inhumation pour les chrétiens, en raison de la mise au tombeau du Christ. Enfin, on peut y lire le témoignage d’une pratique funéraire aujourd’hui abandonnée pour des raisons de salubrité : l’enterrement des défunts à l’ombre de la croix, c’est-à-dire au plus près des églises (et parfois à l’intérieur !), dans l’espoir de renaître plus vite au paradis.