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COVID-19 Pass sanitaire

En application du décret n°2021-1059 du 7 août 2021 modifiant le décret n°2021-699 du 1er juin 2021 prescrivant les mesures générales nécessaires à la gestion de la sortie de crise sanitaire, depuis le mardi 10 août pour tous les musées de la Ville de Tours un pass sanitaire est exigé pour les personnes de 18 ans et plus. Depuis le 30 septembre 2021, le pass sanitaire est également obligatoire pour les mineurs âgés de 12 ans et deux mois à 17 ans. Le contrôle du pass sanitaire sera effectué dans les mêmes conditions que pour les personnes majeures. Le port du masque reste actuellement obligatoire.

Le muséum d’Histoire Naturelle, le musée des Beaux-arts, le musée du Compagnonnage et le Château de Tours sont concernés par cette mesure.
Nos équipes mettent tout en œuvre pour faciliter et fluidifier votre accueil. Nous vous remercions de votre compréhension et de votre coopération lors des contrôles à l’entrée des établissements.

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19e siècle

Coucher de soleil ; forêt de Fontainebleau

BERTON Paul-Emile

Chartrettes, 1846 - Paris, 1909

Coucher de soleil ; forêt de Fontainebleau

Huile sur toile

H. 140 cm. L. 195 cm.

Dépôt de l'Etat, 1884, transfert de propriété de l'Etat à la Ville de Tours, 2010

Inv. 1884-1-2

Notice complète

La formation de cet artiste originaire de Seine-et-Marne demeure peu documentée. Élève d’Auguste Allongé (1833 – 1898), d’Elie Delaunay (1828 – 1891) et de Puvis de Chavanne (1824 – 1898), il ne fait pas ses études à l’École des Beaux-Arts de Paris, mais expose régulièrement au Salon. De 1874 à 1906, il y présente des sujets inspirés de son terroir natal, ainsi que des sites de Normandie, de Bretagne, de Sologne, de Touraine, parfois prétextes à des compositions évoquant le chasse (Chrysanthèmes et faisans, 1874 ; Le sort d’un chevreuil perdu, 1879). La forêt de Fontainebleau apparaît cependant comme l’un de ses thèmes favoris.

Coucher de soleil ; forêt de Fontainebleau.

À partir de 1882, la forêt de Fontainebleau devient la source quasi exclusive d’inspiration des œuvres que Berton présente chaque année au Salon et dont l’État achète plusieurs exemplaires. Ses œuvres attestent sa prédilection pour les couchers de soleil, les lumières automnales et les eaux dormantes, motifs riches en variations spatiales et en combinaisons chromatiques. Celui du musée de Tours appartient à cette longue série dans laquelle l’artiste révèle sa volonté de décrire un site naturel avec vraisemblance et réalisme, mais surtout d’en évoquer l’atmosphère.

L’éclairage crépusculaire, les couleurs contribuent à suggérer le mystère d’une forêt à la tombée de la nuit. L’artiste n’ayant recours à aucune présence humaine ou animale, cet exemple de paysage pur, peint sans autre volonté que le désir de céder à la méditation sur un beau morceau de nature mélancolique, est significatif des préoccupations des paysagistes dans les dernières années du siècle. D’une exécution vigoureuse, l’œuvre ne fait nulle concession à l’impressionnisme, malgré sa date tardive, et reste marquée par l’héritage des courants picturaux apparus dans les années 1850.