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COVID-19 Pass sanitaire
En application du décret n°2021-1059 du 7 août 2021 modifiant le décret n°2021-699 du 1er juin 2021 prescrivant les mesures générales nécessaires à la gestion de la sortie de crise sanitaire, depuis le mardi 10 août pour tous les musées de la Ville de Tours un pass sanitaire est exigé pour les personnes de 18 ans et plus. Depuis le 30 septembre 2021, le pass sanitaire est également obligatoire pour les mineurs âgés de 12 ans et deux mois à 17 ans. Le contrôle du pass sanitaire sera effectué dans les mêmes conditions que pour les personnes majeures. Le port du masque reste actuellement obligatoire.

Le muséum d’Histoire Naturelle, le musée des Beaux-arts, le musée du Compagnonnage et le Château de Tours sont concernés par cette mesure.
Nos équipes mettent tout en œuvre pour faciliter et fluidifier votre accueil. Nous vous remercions de votre compréhension et de votre coopération lors des contrôles à l’entrée des établissements.

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19e siècle

Judith au camp

CAZIN Jean-Charles, CAZIN Marie, CAZIN Michel

Letoquoi-près-Samer, 1841 – Le Lavandou, 1901 / Paimboeuf, 1844 – Equihen, 1924 / Paris, 1869 – Dunkerque, 1917

Judith au camp

Huile sur toile

H. 250 cm ; l. 300 cm.

Don Célie Heseltine ?

Inv. 1947-56-1

Notice complète

En 1888, Cazin reçoit la commande "de cinq modèles de tapisserie représentant différents épisodes tirés de l'histoire de Judith". En janvier 1895, l'artiste semble avoir renoncé à ce travail.

Peinte en 1883, figurant au salon de 1884, cette œuvre précède la commande officielle, qu'elle peut sans doute avoir déclenchée. De nombreux dessins préparatoires témoignent des recherches menées par l'artiste autour de ce thème. Seule la toile de Tours, inachevée, est explicitement rattachée aux projets ordonnés pour les Gobelins, comme le précise l'inscription en bas à gauche.

La triple signature suggère une collaboration de Cazin avec sa femme et son fils. Après la mort de Jean-Charles Cazin (1901) et de son fils Michel (1917), Marie fait état de reprendre les projets de tapisserie entre 1919 et 1923. Malade et affaiblie, Marie Cazin décède le 24 mars 1924, interrompant ainsi cette émouvante tentative, entreprise par une femme de près de quatre-vingts ans, de faire revivre la connivence familiale.

Avec Judith au camp, œuvre la plus ambitieuse de l'artiste par ses dimensions et par la richesse de sa composition, Cazin affirme sa volonté d'élever à l'échelle de la peinture d'histoire le traitement d'un sujet moderne, explorant une voie nouvelle dont il est, depuis la mort de Bastien-Lepage, un des représentants les plus audacieux. L'iconographie complexe à laquelle il recourt, réunissant dans un même espace la plupart de ses motifs de prédilection (rue de village désertée, mur ruiné, meules, barrières, mare, brouette, baigneurs, personnages en vêtements contemporains...), révèle son désir de marquer par un vocabulaire vécu tant la proximité du thème historique auquel il s'attèle, que son actualité. Le calme des attitudes, la simplicité et la sobriété de l'expression picturale s'engagent dans le même sens.

© MBA Tours, cliché Gérard Dufresne