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COVID-19 Pass sanitaire
En application du décret n°2021-1059 du 7 août 2021 modifiant le décret n°2021-699 du 1er juin 2021 prescrivant les mesures générales nécessaires à la gestion de la sortie de crise sanitaire, depuis le mardi 10 août pour tous les musées de la Ville de Tours un pass sanitaire est exigé pour les personnes de 18 ans et plus. Depuis le 30 septembre 2021, le pass sanitaire est également obligatoire pour les mineurs âgés de 12 ans et deux mois à 17 ans. Le contrôle du pass sanitaire sera effectué dans les mêmes conditions que pour les personnes majeures. Le port du masque reste actuellement obligatoire.

Le muséum d’Histoire Naturelle, le musée des Beaux-arts, le musée du Compagnonnage et le Château de Tours sont concernés par cette mesure.
Nos équipes mettent tout en œuvre pour faciliter et fluidifier votre accueil. Nous vous remercions de votre compréhension et de votre coopération lors des contrôles à l’entrée des établissements.

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19e siècle

Kabyles en voyage (1896)

LAZERGES Jean-Baptiste Paul

Paris, 1845 - Asnières, 1902

Kabyles en voyage (1896)

Huile sur toile

H. 129 cm. ; L. 174 cm.

Dépôt de l'Etat, 1896. Transfert de propriété de l'Etat à la Ville de Tours, 2010

Înv. 1897-1-1

Notice complète

Élève de son père Jean-Hippolyte auteur de grandes compositions religieuses mais également orientaliste, Paul Lazerges débute au Salon de 1867 en exposant un portrait, genre auquel il se consacre plusieurs années.

Son père meurt en Algérie en 1887 et lui-même se fixe en Afrique du Nord pendant une longue période au cours de laquelle il se spécialise dans les sujets kabyles.

En décembre 1895, Paul Lazerges qui se trouve dans une situation financière difficile, sollicite l'aide de l'Etat, faisant remarquer que celui-ci ne lui a jamais acheté aucune toile. Le sujet des Kabyles en voyage est esquissé et doit figurer au Salon suivant. Roger Ballu, alors inspecteur des Beaux-Arts, appuie sa demande auprès du Ministre s'exprimant ainsi : « Vous connaissez le talent de M. Lazerges : c'est un Orientaliste pittoresque ; il peint l'Algérie de façon aimable : il la voit avec plus de charme que de caractère ». Après avoir approuvé la proposition de Ballu, le Ministère commande à l'artiste de terminer le tableau pour son compte, le prix étant fixé à 2.000 F.

En mars 1896, l'Inspecteur des Beaux-Arts retourne voir l'œuvre en cours d'achèvement : « L'artiste n’a ménagé ni sa peine, ni son talent pour montrer l'honneur qui lui a été fait. J'ai cru lui demander d'indiquer quelque vigueur dans des parties de coloration un peu inconsistante, mais ce sont là questions de détail et il est certain que M Paul Lazerges a mis dans cette œuvre ce qu'il y avait de meilleur en lui ». À la suite de cette visite, un acompte est versé à l'artiste, lui permettant d'améliorer sa condition.