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Dans les collections de la Bnf. Raphaël et la gravure

Le 12/05/2021

L'exposition sera prolongée jusqu'au 23 août 2021
L’exposition commémorera le 500e anniversaire de la mort de Raphaël (1483-1520), figure majeure de la Renaissance.

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Prolongée jusqu'au 23 août

Raphaël est sans nul doute l’un des artistes les plus connus de l’histoire de l’art occidental.

ActualitésNé le 6 avril 1483 à Urbino, important foyer de la Renaissance italienne, Raphaël fait ses premiers pas dans l’atelier de son père, Giovanni Santi, peintre et poète de la cour des Montefeltro. Orphelin très jeune, il perfectionne son art dans sa ville natale, puis collabore avec le Pérugin, le peintre le plus recherché de son temps.
En 1504, il arrive à Florence, où il découvre les oeuvres de Léonard de Vinci et Michel-Ange. Du premier, il tira les leçons du paysage et du portrait, et du second celle de la mise en espace du corps humain.
En 1508, à la demande du pape Jules II, il rejoint l’équipe de peintres qui oeuvraient à la décoration des « stanze » (chambres) du Vatican et s’impose rapidement comme le chef du chantier. Il devient alors l’artiste le plus important de la Rome de l’époque : il fut non seulement peintre, mais également architecte, archéologue et antiquaire.
À sa mort, le 6 avril 1520, Raphaël était devenu l’artiste le plus aimé de son temps.

Raphaël tient une place centrale dans l’histoire de la gravure et de son développement en Italie, à tel point qu’il est traditionnellement présenté comme le premier artiste à avoir compris le potentiel de ce medium pour favoriser la diffusion et la connaissance de son oeuvre.
Sa collaboration avec le graveur Marcantonio Raimondi ne se limita pas à la reproduction par le graveur des tableaux du peintre ; Raphaël fournit aussi des dessins préparatoires, parfois inachevés, spécifiquement conçus pour être gravés, comme c’est le cas avec le célèbre Massacre des innocents.
Raphaël est également étroitement lié à la réalisation des tous premiers « clairs-obscurs » italiens, ces gravures sur bois en camaïeu obtenues par l’impression d’autant de matrices que de couleurs souhaitées.
Dans l’entourage de Raimondi, d’autres graveurs tels Agostino et Marco Dente reprirent les compositions de Raphaël, travaillant à partir des dessins du maître ou des gravures de Raimondi.
La fortune gravée de Raphaël fut donc, dès son vivant, considérable et ne cessa pas avec sa mort.