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Le théâtre de Troie. Antoine Coypel, d'Homère à Virgile

20 janvier > 18 avril 2022

Expo à venir Tours, musée des Beaux-ArtsL’exposition présentée au musée des Beaux-Arts, en partenariat avec la Bibliothèque nationale de France, vise à mettre en valeur la figure d’Antoine Coypel (1661-1722), peintre d’histoire sous Louis XIV et Philippe d’Orléans. Le fil rouge de l’exposition, tissé autour de La Colère d’Achille et Les Adieux d’Hector et d’Andromaque, de la collection de Tours, étant la mise en scène de la guerre de Troie par Antoine Coypel, et le lien entre Coypel et la gravure.
Cette présentation s’inscrit dans la poursuite du partenariat institutionnel entre le musée des Beaux-Arts de Tours et la BnF, « dans les collections de la BnF », et rassemble près d’une cinquantaine d’oeuvres (tableaux, estampes, dessins, sculptures, objets d’art et planches gravées) des XVIIIe et XIXe siècles.

Peintre majeur de la fin du XVIIe et début du XVIIIe siècle, Antoine Coypel connut une brillante carrière officielle de peintre d’histoire sous les règnes de Louis XIV et la régence de Philippe d’Orléans. Après une première formation dans l’atelier paternel, il accompagne à l’âge de 12 ans, son père Noël Coypel, à Rome, nommé directeur de l’Académie de France, de 1673 à 1675. Antoine découvre avec émerveillement l’art antique mais également Raphaël, Titien et le Corrège et ses premières oeuvres témoignent d’une virtuosité exceptionnelle pour un si jeune artiste.
De retour à Paris, l’artiste est reçu à l’Académie royale de peinture et de sculpture comme peintre d’histoire, en 1681. Coypel participe alors à la plupart des chantiers royaux (château de Marly et château de Meudon, chapelle du château de Versailles, Trianon…). Peintre officiel au service du duc d’Orléans, frère de Louis XIV, qui demeura son protecteur et ami jusqu’à sa disparition, il réalise pour ce dernier le prestigieux décor de la galerie d’Énée au Palais-Royal, hélas disparu. Antoine Coypel connaît la consécration à la fin de sa vie en recevant la charge de directeur de l’Académie en 1714, suivie du titre envié de Premier peintre du roi en 1716.

Parcours d’exposition


Antoine Coypel, vie et oeuvres
L’exposition débute avec l’évocation de la personnalité et de la carrière de l’artiste. L’autoportrait peint de Versailles, mis en regard avec l’estampe de Jean-Baptiste Massé, permet d’évoquer l’importance de la gravure pour la connaissance et la diffusion de l’oeuvre de Coypel. La gravure est en effet parfois tout ce qui nous reste de tableaux disparus. Coypel était par ailleurs lui-même graveur. Le manuscrit de la vie d’Antoine Coypel, écrite par son fils Charles-Antoine, est enfin une source incontournable pour la connaissance de l’artiste.

Antoine Coypel et la gravure
Les liens étroits entre Coypel et la gravure sont développés dans cette section. Les deux tableaux du musée de Rennes – La Ceinture de Vénus et Vénus demandant des armes à Vulcain – sont des oeuvres d’atelier, d’après deux tableaux d’Antoine Coypel peints vers 1699. La comparaison de ces copies avec les estampes montre un changement de format, que confirme la redécouverte récente du tableau original de La Ceinture de Vénus.

Dans les collections de la BnF : La galerie d’Enée au Palais- Royal d’Antoine Coypel, un décor spectaculaire disparu
Dans le cadre du partenariat « Dans les collections de la BnF », l’exposition se poursuit avec la reconstitution du décor disparu de la spectaculaire galerie d’Énée au Palais-Royal, grâce au prêt exceptionnel de 13 gravures réalisées du vivant d’Antoine Coypel et après son décès. L’évocation du décor est complétée par des esquisses peintes du musée d’Angers, notamment la grande étude de l’Assemblée des Dieux pour le compartiment central de la voûte, et du musée Réattu d’Arles ; ainsi que par deux planches gravées de la chalcographie du Louvre. Afin de faciliter la compréhension, une maquette numérique est également proposée aux visiteurs.


Antoine Coypel, peintre de l’Iliade
Après la mise en images de l’Enéide de Virgile au Palais-Royal, cette section met en valeur la représentation de l’Iliade chez Coypel. Les deux tableaux du musée de Tours, La Colère d’Achille et Les Adieux d’Hector et Andromaque, sont ainsi mis à l’honneur, aux côtés de dessins préparatoires et de gravures, qui contribuèrent à leur célébrité. Les planches des Passions de Le Brun de la BnF, et le moulage du buste de la célèbre statue antique du Laocoon, montrent le goût de Coypel pour l’expression théâtrale des émotions.


Le théâtre de Troie au XIXe siècle
L’exposition s’achève sur une ouverture au XIXe siècle, afin de souligner la postérité de l’oeuvre d’Antoine Coypel et l’évolution de cette grande peinture d’histoire. Deux pendules du Mobilier national illustrent l’adoption des sujets homériques dans le domaine des arts décoratifs sous l’Empire. Trois tableaux réalisés pour le Prix de Rome de 1810 et 1881, dont deux de l’École des Beaux-Arts de Paris, montrent les changements dans la représentation de La Colère d’Achille. Des caricatures de Daumier de la BnF révèlent enfin comment le XIXe siècle invente la dérision de l’Antiquité.

De nombreux musées et institutions se sont engagés auprès du musée des Beaux-Arts de Tours par des prêts importants, notamment : Bibliothèque nationale de France, Paris : dans le cadre du partenariat « Dans les collections de la Bnf » entre le musée des Beaux-Arts de Tours et la Bibliothèque nationale de France, l’institution parisienne prête 13 gravures exceptionnelles de la galerie d’Enée du Palais-Royal auxquelles s’ajoutent deux prêts de la Bibliothèque de l’Arsenal et cinq oeuvres du 5 oeuvres du département des estampes, hors partenariat "dans les collections de la bnf".
Peintures, gravures, sculpture, objets d’art sont prêtes par le musée du Louvre, l’École Nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris, le Mobilier National, le château de Versailles, le musée des Beaux-Arts de Rennes, le musée des Beaux-Arts d’Angers, le musée Réattu d’Arles.