UA-10909707-12

COVID-19 Pass sanitaire

En application du décret n°2021-1059 du 7 août 2021 modifiant le décret n°2021-699 du 1er juin 2021 prescrivant les mesures générales nécessaires à la gestion de la sortie de crise sanitaire, depuis le mardi 10 août pour tous les musées de la Ville de Tours un pass sanitaire est exigé pour les personnes de 18 ans et plus. Depuis le 30 septembre 2021, le pass sanitaire est également obligatoire pour les mineurs âgés de 12 ans et deux mois à 17 ans. Le contrôle du pass sanitaire sera effectué dans les mêmes conditions que pour les personnes majeures. Le port du masque reste actuellement obligatoire.

Le muséum d’Histoire Naturelle, le musée des Beaux-arts, le musée du Compagnonnage et le Château de Tours sont concernés par cette mesure.
Nos équipes mettent tout en œuvre pour faciliter et fluidifier votre accueil. Nous vous remercions de votre compréhension et de votre coopération lors des contrôles à l’entrée des établissements.

> > > 17e France

17e France

Le Massacre des Innocents (vers 1650)

CORNEILLE Michel, dit le Vieux

Orléans, 1603 - Orléans, 1664

Le Massacre des Innocents (vers 1650)

Huile sur toile

H. 410 cm. ; L. 227 cm.

Dépôt de l'Etat, 1803, transfert de propriété de l'Etat à la Ville de Tours, 2010.

Inv. 1803-1-5

Notice complète

Ce tableau est signalé dans les descriptions anciennes de Paris et de ses églises comme œuvre de Michel Corneille, mais les auteurs ne précisent pas s'il s'agit de Michel Corneille Le Vieux (1603-1664) ou de sin fils Michel II (1642-1708. C'est du style très personnel et aisément reconnaissable de Michel Corneille Le vieux que relève Le Massacre des Innocents.

Michel Corneille, originaire d'Orléans, apparenté à son maître Simon Vouet dont il avait épousé la nièce en 1636, est une figure encore mal connue de la peinture française du milieu du 17e siècle. Sa première œuvre datée, Jacob et Esaü (1630), témoigne par ses emprunts aux artistes nordiques comme à l'Italie, de la diversité de sa culture picturale.

La composition pour Le Massacre des Innocents est empruntée au carton de tapisserie de Raphaël, que Corneille avait lui-même gravé, ou bien à la gravure de Marcantonio Raimondi. On retrouve le fond d'architecture en perspective dont la fuite est interrompue par les arcades d'un pont en travers. Dans un souci de symétrie l'artiste a doublé le motif de l'homme brandissant un poignard pour égorger un enfant. Son tempérament porté au théâtral l'a conduit à accentuer, à l'inverse de Raphaël, la gesticulation des personnages et leurs expressions de colère ou de terreur.

Ce bruit et cette fureur si insolite dans l'œuvre d'un artiste qui privilégie le calme et un certain statisme ne facilitent pas la datation de la toile. Néanmoins, le groupe angélique qui surmonte le tumulte et certains détails de l'architecture incitent à la rapprocher de La Visitation datée de 1650.