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COVID-19 Pass sanitaire

En application du décret n°2021-1059 du 7 août 2021 modifiant le décret n°2021-699 du 1er juin 2021 prescrivant les mesures générales nécessaires à la gestion de la sortie de crise sanitaire, depuis le mardi 10 août pour tous les musées de la Ville de Tours un pass sanitaire est exigé pour les personnes de 18 ans et plus. Depuis le 30 septembre 2021, le pass sanitaire est également obligatoire pour les mineurs âgés de 12 ans et deux mois à 17 ans. Le contrôle du pass sanitaire sera effectué dans les mêmes conditions que pour les personnes majeures. Le port du masque reste actuellement obligatoire.

Le muséum d’Histoire Naturelle, le musée des Beaux-arts, le musée du Compagnonnage et le Château de Tours sont concernés par cette mesure.
Nos équipes mettent tout en œuvre pour faciliter et fluidifier votre accueil. Nous vous remercions de votre compréhension et de votre coopération lors des contrôles à l’entrée des établissements.

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17e France

Saint Sébastien pansé par les saintes femmes (1654)

LE SUEUR Eustache

Paris, 1616 - Paris, 1655

Saint Sébastien pansé par les saintes femmes (1654)

Huile sur toile

H. 192 cm. ; L. 126 cm.

Saisie révolutionnaire à l'abbaye de Marmoutier, 1790-1794

Inv. 1793-1-2

Notice complète

En 1654, Le Sueur reçoit la commande de quatre tableaux pour l'abbaye bénédictine de Marmoutier près de Tours. Deux seront saisis sur place à la Révolution par Charles-Antoine Rougeot, premier conservateur du musée de Tours, Saint Sébastien et Saint Louis pansant les malades. Les deux autres La Messe de saint Martin et l'Apparition de la Vierge et de saints à saint Martin avaient quitté la vallée de la Loire en 1786 pour rejoindre les collections royales à la demande du comte d'Angiviller, surintendant des Bâtiments du Roi. Ils sont aujourd'hui conservés au musée du Louvre.

Le Sueur étant décédé prématurément un an plus tard, cette série représente l'ultime et émouvant témoignage d'un artiste dont la carrière, courte et au demeurant brillante, fut essentiellement parisienne.

Le peintre abandonne l'image traditionnelle du saint soigné par Irène, chère aux caravagesques. Il lui préfère une composition plus savante, plus complexe et moins pathétique où sont réunis les anges et les saintes femmes venus secourir le saint et les deux bourreaux quittant la scène à l'arrière-plan. Malgré quelques faiblesses, le tableau reste parmi les meilleures productions de Le Sueur et certains détails comme la draperie rose du saint, les ailes largement déployées des anges ou la nature morte au premier plan sont d'une exceptionnelle qualité. Peinte dans une gamme de couleurs claires, légèrement acidulées, de gris perlés, de gris colorés aux harmonies subtiles, la composition est baignée d'une douce lumière homogène lui assurant rigueur et unité.