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Sculpt 8e - 16e s.

Trois anges portant des écus aux armes de Bueil et de Monjean

Anonyme, Touraine

15e siècle

Trois anges portant des écus aux armes de Bueil et de Monjean

Calcaire, traces de polychromie

H. 53 cm. ; L. 27 cm. ; P. 24 cm.

Dépôt de la société Archéologique de Touraine et Musée du Louvre

Notice complète

Fondée en 1394 par Hardouin de Bueil, évêque d’Angers, l’église de Bueil-en-Touraine fut érigée en collégiale en 1476 afin de devenir le sanctuaire funéraire des Bueil, grands hommes de guerre tourangeaux qui s’illustrèrent dans la lutte contre les Anglais aux côtés du roi de France.

Jean V de Bueil, compagnon de Jeanne d’Arc, surnommé « le fléau des Anglais », amiral de France en 1450, fut l’un des principaux capitaines de guerre vainqueurs dans la Guerre de Cent Ans. Il fut l’un des premiers chevaliers de l’Ordre de Saint-Michel institué par Louis XI en 1469. Auparavant, il écrivit dans son château de Vaujours un roman à clef autobiographique, Le Jouvencel introduit aux armes (1461-1466), transmis par treize copies manuscrites, certaines enluminées à Tours dans le cercle des disciples de Fouquet.

Les monuments funéraires des Bueil se trouvaient dans le chœur de la collégiale. Très endommagés à la Révolution, ils sont connus grâce aux dessins de Gaignières. Les trois seuls gisants conservés - sur un ensemble d’au moins onze – sont celui de Pierre de Bueil, mort en 1414 en combattant contre les Anglais ; celui de son épouse, Marguerite de Chausse, morte en 1443 ; et celui de Jeanne de Montejean, première épouse de Jean V de Bueil. La quatrième sculpture en place n’est plus considérée comme le gisant de Martine Turpin, seconde épouse de ce même Jean V, mais comme statue de dévotion.

Des éléments décoratifs venaient compléter les tombeaux, en particulier des anges placés aux quatre angles, aux pieds et à la tête de chacun des gisants. Ces trois anges ont été découverts en même temps à l'occasion de fouilles entreprises en 1868 (le quatrième n’est pas localisé). Le style de ces trois sculptures est homogène ; les costumes sont traités de façon réaliste, parfois avec virtuosité. Ils tiennent les écus de la famille Bueil. On remarquera la délicatesse du travail des chevelures des anges, dans un style à la fois naturaliste et idéalisé caractéristique de la Vallée de la Loire à la fin du Moyen-Âge et sont considérés comme exemplaires de la sculpture tourangelle précédant immédiatement Michel Colombe.