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COVID-19 Pass sanitaire

En application du décret n°2021-1059 du 7 août 2021 modifiant le décret n°2021-699 du 1er juin 2021 prescrivant les mesures générales nécessaires à la gestion de la sortie de crise sanitaire, depuis le mardi 10 août pour tous les musées de la Ville de Tours un pass sanitaire est exigé pour les personnes de 18 ans et plus. Depuis le 30 septembre 2021, le pass sanitaire est également obligatoire pour les mineurs âgés de 12 ans et deux mois à 17 ans. Le contrôle du pass sanitaire sera effectué dans les mêmes conditions que pour les personnes majeures. Le port du masque reste actuellement obligatoire.

Le muséum d’Histoire Naturelle, le musée des Beaux-arts, le musée du Compagnonnage et le Château de Tours sont concernés par cette mesure.
Nos équipes mettent tout en œuvre pour faciliter et fluidifier votre accueil. Nous vous remercions de votre compréhension et de votre coopération lors des contrôles à l’entrée des établissements.

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Sculpt 8e - 16e s.

Saint Roch

Maître d'Elsoo

16e siècle

Saint Roch

Chêne, traces de polychromie

H. 100 cm. ; L. 34 cm. ; P. 25,5 cm.

Legs Monseigneur Marcel, 1973

Inv. 1973-3-9

Notice complète

sculptureLes épidémies de peste et de maladies au Moyen-Age entraînent la dévotion aux saints intercesseurs et la multiplication de leur iconographie. Saint Roch, très populaire, est ici figuré avec ses attributs traditionnels : à ses côtés l'ange qui vient le soigner de la peste, désignant du doigt la plaie sur sa jambe dénudée, et le chien qui le nourrit en lui apportant chaque jour un pain. Saint Roch porte le costume de pèlerin, le grand manteau, le bourdon et le chapeau sur lequel les clefs croisées et la Sainte Face rappellent les pèlerinages à Rome et à Jérusalem.

La dénomination Maître d'Elsloo provient de l'église Saint-Martin à Elsloo, au nord de Maastricht, qui conserve une statue de sainte Anne aux caractéristiques proches de celles du Calvaire de Barmen en Rhénanie, de la Vierge à l'Enfant de Saint-Jacques de Liège et des nombreuses œuvres produites par le maître et son atelier. Une grande partie de ces œuvres est conservée dans les musées d'Aix-la-Chapelle, Lille, Liverpool, Munich, Londres (Victoria and Albert Museum).

Les épidémies de peste et de maladies qui sévissent au Moyen Age entraînent la dévotion aux saints intercesseurs et la multiplication de leur iconographie. Saint Roch, très populaire, est ici figuré avec ses attributs traditionnels : à ses côtés, l'ange qui vient le soigner de la peste, désignant du doigt la plaie sur sa jambe dénudée, et le chien qui le nourrit en lui apportant chaque jour un pain. Saint Roch porte le costume de pèlerin, un grand manteau, un bourdon et un chapeau sur lequel les clefs croisées et la Sainte Face rappellent les pèlerinages à Rome et à Jérusalem.

Le style et la facture ne laissent aucun doute sur l'attribution. Le visage sévère, acéré, le traitement du menton, de la chevelure et des jambes, sont caractéristiques du maître d'Elsloo. Les spécialistes avancent une datation située entre 1520 et 1540. Les angles aigus, les plis minces et cassés, la façon d'évider le volume en détachant de grands pans du personnage principal sont propres à la sculpture allemande de la fin du Moyen Age.

La sculpture est réalisée dans deux blocs de chêne faisant partie de la même bille de bois, puis assemblés. Les restauratrices ont mis en évidence la minutie des détails. Les sur-coutures et les perforations de la ceinture, les brins de la cordelette retenant le manteau, sont représentés. Pour les yeux, deux cercles, un pour l'iris et un plus petit pour la pupille, sont marqués à la gouge. Un travail de tremolierungen (décor au tremblé) anime le sol de la terrasse, le pelage du chien et le chapeau.