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COVID-19 Pass sanitaire
En application du décret n°2021-1059 du 7 août 2021 modifiant le décret n°2021-699 du 1er juin 2021 prescrivant les mesures générales nécessaires à la gestion de la sortie de crise sanitaire, depuis le mardi 10 août pour tous les musées de la Ville de Tours un pass sanitaire est exigé pour les personnes de 18 ans et plus. Depuis le 30 septembre 2021, le pass sanitaire est également obligatoire pour les mineurs âgés de 12 ans et deux mois à 17 ans. Le contrôle du pass sanitaire sera effectué dans les mêmes conditions que pour les personnes majeures. Le port du masque reste actuellement obligatoire.

Le muséum d’Histoire Naturelle, le musée des Beaux-arts, le musée du Compagnonnage et le Château de Tours sont concernés par cette mesure.
Nos équipes mettent tout en œuvre pour faciliter et fluidifier votre accueil. Nous vous remercions de votre compréhension et de votre coopération lors des contrôles à l’entrée des établissements.

> > > Sculpt. 8e - 16e s.

Sculpt 8e - 16e s.

Saint François de Paule

Anonyme, Touraine

16e siècle

Saint François de Paule

Albâtre partiellement polychromé

Legs André Salmon, 1862

Inv. 1862-4-11

Notice complète

François de Paule, les minimes à Tours (1416-1507)

L’arrivée en 1483 en terre tourangelle de l’ermite calabrais François de Paule, fondateur de l’ordre des minimes reconnu comme tel en 1493, permet l’extension de l’ordre en France.

Le saint homme, après un trajet maritime entre Ostie ou Civitavecchia et Brégançon dans le royaume de France, prend la route de Lyon ; le roi Louis XI prie le corps de ville de lui faire bon accueil.

François arrive enfin au début du mois de mai au Plessis où l’attend Louis XI malade et quasiment à l’agonie. Il vit d’abord en ermite, puis le roi Charles VIII lui donne une bergerie qui devient le couvent Jésus Maria. François de Paule contribue ensuite à la fondation du couvent d’Amboise en 1490-1491. Frère François s’éteint au couvent de Jésus-Maria au Plessis-lès-Tours le 2 avril 1507. Il est canonisé dès 1519 par le pape Léon X.

Collections Tours, musée des Beaux-Arts, cliché Eric GarinLe peintre Jean Bourdichon rencontra le frère François en son couvent des Minimes, « pendant douze ans » selon sa déposition comme premier témoin au procès en canonisation qui se tint à l’archevêché de Tours (Salle des etats Généraux du musée des Beaux-Arts) ; le peintre déclare avoir moulé le visage du saint une première fois à la mort de l’ermite le 2 avril 1507, avoir appuyé son visage contre celui du mort lors de la seconde inhumation, puis avoir exécuté un second moulage du masque mortuaire en vue de peindre un portrait le plus fidèle possible, voulant une rigoureuse ressemblance avec son modèle. Notre statuette est peut-être d’origine française et le xvie siècle est une hypothèse de datation plausible.

Proche du portrait de Bourdichon, le saint porte ici le scapulaire sur le froc de bure serré à la taille par la corde des Franciscains ; il tient une aumônière, un bâton de marche, et serre un livre sous le bras droit. On retrouve le même visage marqué, ascétique, la rudesse du nez aquilin et des pommettes saillantes, le dos voûté, la même calme prestance dégageant humilité et mysticisme.

L’œuvre provient du legs d’André Salmon à la ville de Tours en 1862. Archiviste de la ville, vice-président de la Société Archéologique de Touraine, auteur d’articles dans les Mémoires de la Société Archéologique de Touraine et la Bibliothèque de l’École des Chartes, Salmon a recherché et collectionné les manuscrits tourangeaux et les œuvres d’art provenant en particulier d’établissements religieux, comme Marmoutier et Beaumont-lès-Tours. Une section de sa bibliothèque personnelle était consacrée à l’histoire des Minimes.

Collections Tours, musée des Beaux-Arts, cliché Eric GarinLe legs auquel appartient cet albâtre comprenait deux portraits peints de saint François de Paule (l’un est une copie du portrait du saint par Ribera), cinq portraits de prieurs de Marmoutier ayant vécu au 18e siècle, deux portraits d’abbesses de l’abbaye de Beaumont (dont celui de la dernière abbesse, Marie-Agnès de Virieu).