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COVID-19 Pass sanitaire

En application du décret n°2021-1059 du 7 août 2021 modifiant le décret n°2021-699 du 1er juin 2021 prescrivant les mesures générales nécessaires à la gestion de la sortie de crise sanitaire, depuis le mardi 10 août pour tous les musées de la Ville de Tours un pass sanitaire est exigé pour les personnes de 18 ans et plus. Depuis le 30 septembre 2021, le pass sanitaire est également obligatoire pour les mineurs âgés de 12 ans et deux mois à 17 ans. Le contrôle du pass sanitaire sera effectué dans les mêmes conditions que pour les personnes majeures. Le port du masque reste actuellement obligatoire.

Le muséum d’Histoire Naturelle, le musée des Beaux-arts, le musée du Compagnonnage et le Château de Tours sont concernés par cette mesure.
Nos équipes mettent tout en œuvre pour faciliter et fluidifier votre accueil. Nous vous remercions de votre compréhension et de votre coopération lors des contrôles à l’entrée des établissements.

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Estampes, gravures

Les funérailles de Pallas, d’après Antoine Coypel

DESPLACES, Louis

(Paris ?, 1682 – Paris, 1739)

Les funérailles de Pallas, d’après Antoine Coypel

Eau-forte

H. 46,7 cm. ; L. 56 cm.

Don Le Voas, 1975

Inv. 1975-6-2

Notice complète

Cette œuvre de Louis Desplaces, graveur français est une estampe d’après le tableau d’Antoine Coypel, directeur de l’Académie de peinture et de sculpture en 1714 et Premier peintre du roi en 1716, destiné à orner la galerie d’Énée au Palais-Royal à Paris.

Le sujet présente l’instant précédant les funérailles de Pallas lorsque sa dépouille est ramenée par Énée, à son père Évandre. Ce récit, qui constitue l’un des passages les plus pathétiques de l’Énéide (XI) de Virgile, est rendu ici avec une forte puissance expressive. La douleur unit tout un peuple autour du cadavre du héros placé au centre de l’image.

L’influence des Têtes de Le Brun et des codes du théâtre du 17e siècle sur Antoine Coypel expliquent une certaine exagération des traits des visages et des gestes des personnages. La scène nocturne, éclairée à la lumière des torches, offre au peintre l’occasion de mettre en scène une multitude de réactions liées à la désolation et au deuil. Une profonde agitation anime tous les personnages et semble même se transmettre aux chevaux. Alors qu’Évandre laisse apparaître toute sa détresse en enlaçant tendrement le corps inerte de son fils, les deux soldats à côté de lui portent un regard désabusé sur Pallas. D’autres, au contraire fuient cette vision insoutenable en détournant la tête, à l’image de la femme à droite, les bras repliés sur sa poitrine dénudée, ou de l’homme à la vigoureuse musculature qui s’écroule au sol de douleur.