UA-10909707-12

Info

Info
COVID-19 Pass sanitaire
En application du décret du 19 juillet 2021 modifiant le décret n° 2021-699 du 1er juin 2021 prescrivant les mesures générales nécessaires à la gestion de la sortie de crise sanitaire, à compter de mercredi 21 juillet, le pass sanitaire est exigé pour toute personne de 18 ans et plus, afin d'accéder aux équipements culturels et sportifs pouvant accueillir plus de 50 personnes en simultané.

Le muséum d’Histoire Naturelle, le musée des Beaux-arts, le musée du Compagnonnage et le Château de Tours sont concernés par cette mesure.
Nos équipes mettent tout en œuvre pour faciliter et fluidifier votre accueil. Nous vous remercions de votre compréhension et de votre coopération lors des contrôles à l’entrée des établissements.

> > > 14-16e siècle

14-16e siècle

Vierge de douleur

BOUTS Dirk (d'après)

Flandres, XVe s

Vierge de douleur

Bois

H. 36,5 cm L. 27,5 cm

Legs Octave Linet, 1963

Inv. 1963-2-34

Notice complète

Cette peinture est une des nombreuses versions inspirées par le volet gauche d’un diptyque aujourd’hui disparu, exécuté vers 1448 par Dirk Bouts (vers 1415 - 1475) père d’Albrecht Bouts. C’est dans l’atelier de ce dernier que le panneau de Tours a été peint vers 1500-1510. Reprenant le modèle du maître, l’artiste a cependant modifié les plis du voile de la Vierge et apporté un changement à la couleur du manteau entièrement bleu et orné d’un galon doré, se rapprochant ainsi de l’esthétique de la première Renaissance dans les anciens Pays-Bas au tournant du XVIe siècle. Cette Mater dolorosa faisait pendant à un Christ couronné d’épines vendu à Paris en 1914 et depuis non localisé.

Peinture Tours, musée des Beaux-Arts, cliché Eric GarinAu XVe siècle, le succès soudain du diptyque aux Pays-Bas peut être mis en rapport avec la "Devotio Moderna'. Né à la fin du XIVe siècle, ce courant de piété qui provoque des changements culturels dans toute l'Europe du Nord, recommande au dévot la contemplation individuelle pour accéder au salut ; dès lors, l'image sacrée doit émouvoir et inciter à la prière et à l'imitation. Les tableaux dont les sujets privilégient le pathos et l'idée de sacrifice se font ainsi plus nombreux.

La nature intime du diptyque convient à une pratique religieuse plus individuelle. Ce genre suscite autant d'enthousiasme auprès des ordres monarchiques que de la classe moyenne nantie aux Pays-Bas à la fin du XVe siècle. Le marché florissant de l'art favorise lui aussi la production de diptyques.