UA-10909707-12

Info

Info
COVID-19 Pass sanitaire
En application du décret n°2021-1059 du 7 août 2021 modifiant le décret n°2021-699 du 1er juin 2021 prescrivant les mesures générales nécessaires à la gestion de la sortie de crise sanitaire, depuis le mardi 10 août pour tous les musées de la Ville de Tours un pass sanitaire est exigé pour les personnes de 18 ans et plus. Depuis le 30 septembre 2021, le pass sanitaire est également obligatoire pour les mineurs âgés de 12 ans et deux mois à 17 ans. Le contrôle du pass sanitaire sera effectué dans les mêmes conditions que pour les personnes majeures. Le port du masque reste actuellement obligatoire.

Le muséum d’Histoire Naturelle, le musée des Beaux-arts, le musée du Compagnonnage et le Château de Tours sont concernés par cette mesure.
Nos équipes mettent tout en œuvre pour faciliter et fluidifier votre accueil. Nous vous remercions de votre compréhension et de votre coopération lors des contrôles à l’entrée des établissements.

> > > 14-16e siècle

14-16e siècle

Triptyque: Vierge à l'Enfant; saint François et saint Jean l'Evangéliste. Saint Christophe et deux saintes. La Crucifixion; saint Barthélemy et un saint diacre

Anonyme, Florence

vers 1310 – 1320

Triptyque: Vierge à l'Enfant; saint François et saint Jean l'Evangéliste. Saint Christophe et deux saintes. La Crucifixion; saint Barthélemy et un saint diacre

Bois

Panneau central, H. 46,5 cm.; l. 26,4 cm. Volet gauche, H. 46,5 cm.; l. 13 cm. Volet droit, H. 46,5 cm.; l. 13,5 cm.

Legs Octave Linet, 1963

Inv. 1963-2-38

Notice complète

La Vierge et l'Enfant ; saint François et saint Jean l'Evangéliste ? (panneau central)

Saint Christophe ; deux saintes (volet de gauche)

La crucifixion ; saint Barthélémy et un saint diacre (volet droit).

Ce retable portatif et très maniable était destiné à la dévotion privée. L'ensemble se ferme par deux volets mobiles dont les revers sont décorés d'entrelacs dorés dans des losanges bleus bordés de rouge. Très usée, la surface picturale a fait l'objet de restaurations anciennes, notamment sur l'auréole du Christ crucifié et sur le manteau de Saint Jean l'Evangéliste.

Certains éléments permettent d'attribuer ce triptyque à un petit maître de Florence : le caractère ingénu de la construction de l'espace et du trône, la division plutôt archaïque de l'espace compartimenté par des liserés rouges, la position frontale des personnages et leurs disproportions confirment qu'il s'agit de l'œuvre d'un peintre provincial, exerçant dans un centre proche de Florence, comme Prato ou Pistoia. Les plis tubulaires du vêtement de saint Jean rappellent Lippo da Benivieni et le Maître de la Croix de Filicaia. Le schéma de composition, avec les saints, de très petites tailles, sous la Vierge, renvoie à la production florentine de l'extrême fin du Duecento et du début du Trecento. Les incisions des nimbes, sans poinçons, suggèrent une date antérieure à 1320-1330. Malgré une certaine naïveté, ce maître ne néglige pas de célèbres modèles florentins et prend exemple, pour son Christ en croix, sur celui de Giotto à Santa Maria Novella.

©MBA Tours, cliché Marc Jeanneteau