UA-10909707-12

Fermeture jusqu'au 19 mai

Conformément aux directives gouvernementales de lutte contre la propagation du virus Covid-19, le Musée des Beaux-Arts est fermé au public jusqu'au 19 mai.
Le jardin du musée ferme actuellement à 18h30.

> > Mobilier et objets d'art

Mobilier et objets d'art

Bureau-cartonnier du duc de Choiseul (vers 1770)

OEBEN Simon (attribué à)

?, vers 1722 - Paris, 1786

Bureau-cartonnier du duc de Choiseul (vers 1770)

Bureau et cartonnier marquetés de satiné et bronzes dorés

Bureau H. 78 cm, L. 163,5 cm, l. 87,5 cm. Cartonnier H. 140 cm, L. 82,5 cm, l.34,5 cm

Saisie révolutionnaire, château de Chanteloup, 1794

Inv. 794-2-2

Notice complète

Successivement attribué à l'ébéniste suédois Georges Haupt puis à Jean-François Oeben (vers 1720 1763), en raison de parentés stylistiques avec la production de celui-ci, cet exceptionnel bureau plat et son cartonnier sont désormais rendus à Simon Oeben.


Né à Aix-la-Chapelle, Simon Oeben entra en apprentissage à l'atelier d'André-Charles Boulle. A la mort de celui-ci, et grâce au soutien de Madame de Pompadour, Oeben obtint le titre d'ébeniste du Roy ainsi que son propre atelier aux Gobelins.Les marqueteries de Jean-François Oeben sont parmi les plus réputées du 18e siècle. Il privilégiait les compositions florales au début de sa carrière avant de se tourner vers des motifs plus géométriques, notamment des cubes et des cercles entrelacés très caractéristiques de son style

Saisi au moment de la Révolution au château de Chanteloup, ancienne propriété du duc de Choiseul, ce meuble reflète bien, par son caractère masculin, ses proportions imposantes, la recherche de sa forme, l'élégante sobriété de son décor et la riche ornementation de bronzes dorés, la personnalité de son principal utilisateur.

Le motif de cubes sans fond qui constitue la marqueterie appartient au répertoire classicisant élaboré par Jean-François Oeben dès avant 1760, tandis que la double cannelure de bronze qui orne les pieds du bureau et les montants verticaux du cartonnier caractérise le style de son frère Simon.


Datable des environs de 1770, ce meuble témoigne également de l'éclectisme des goûts du duc, qui appréciait tout à la fois les meubles rocaille et ceux révélant les prémices du style Louis XVI.


©MBA Tours, cliché Marc Jeanneteau