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Fermeture jusqu'au 19 mai

Conformément aux directives gouvernementales de lutte contre la propagation du virus Covid-19, le Musée des Beaux-Arts est fermé au public jusqu'au 19 mai.
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Mobilier et objets d'art

La Mise au tombeau et l'évanouissement de la Vierge

RICCIO Andrea Briosco dit

Trente, vers 1470/1475 - Padoue, 1532

La Mise au tombeau et l'évanouissement de la Vierge

Bronze à la cire perdue

H. 11 cm, L. 14,5 cm

Acquis en 1970

Inv. 970-1-1

Notice complète

Après Donatello, le premier sculpteur à faire revivre les petits bronzes, est Bertoldo, qui servit le goût de Laurent de Médicis pour les miniatures. Ce genre connut un succès particulier à la cour humaniste de Mantoue, ainsi que dans les cercles érudits de Padoue, un des centres les plus importants de l'art du petit bronze, où travaille Andrea Briosco, dit Riccio.

La production de ce fils d'orfèvre comprend des oeuvres profanes (grotesques et variations érotiques sur le thème du satyre), des commandes religieuses pour les églises de Padoue, et des travaux alliant sujets chrétien et thèmes païen exemplaires du goût des amateurs, comme le Chandelier pascal du Santo.

Riccio se réfère à plusieurs reprises à Mantegna : son Cavalier hurlant, conservé au Victoria and Albert Museum de Londres, rappelle le soldat à cheval de La Crucifixion du retable de San Zeno de Vérone. Ici, le groupe de l'évanouissement de la Vierge est emprunté à La Mise au tombeau, fameuse gravure au burin du maître de la Renaissance.

Cette plaquette est caractéristique de l'art de Riccio, qui allie l'influence de l'Antiquité à un sentiment pathétique moderne, marquant ainsi le passage du classicisme Renaissance au maniérisme.