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COVID-19 Pass sanitaire
En application du décret n°2021-1059 du 7 août 2021 modifiant le décret n°2021-699 du 1er juin 2021 prescrivant les mesures générales nécessaires à la gestion de la sortie de crise sanitaire, depuis le mardi 10 août pour tous les musées de la Ville de Tours un pass sanitaire est exigé pour les personnes de 18 ans et plus. Depuis le 30 septembre 2021, le pass sanitaire est également obligatoire pour les mineurs âgés de 12 ans et deux mois à 17 ans. Le contrôle du pass sanitaire sera effectué dans les mêmes conditions que pour les personnes majeures. Le port du masque reste actuellement obligatoire.

Le muséum d’Histoire Naturelle, le musée des Beaux-arts, le musée du Compagnonnage et le Château de Tours sont concernés par cette mesure.
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18e siècle

Etude de tête d'homme d'après le modèle vivant

GAUDAR DE LAVERDINE Augustin-Alphonse

Bourges, 1780 - Sienne, 1804

Etude de tête d'homme d'après le modèle vivant

Huile sur papier

37,7 x 32 cm.

Don Madame Nicole Darmaillacq, 1963

Inv. : 1963-9-3

Notice complète

L’œuvre de cet artiste a été redécouvert grâce à l’exposition que lui a consacrée le musée Bertrand à Châteauroux en 1999. Mort prématurément à l’âge de vingt-quatre ans Augustin-Alphonse Gaudar de Laverdine, laisse cependant un bel ensemble de peintures et de dessins qui témoigne de ses années de formation à Paris puis à Rome, dans cette fin du XVIIIe siècle marquée par le renouveau de la peinture d’histoire. Il entre comme son frère aîné Pierre-Jean-François en 1796 dans l’atelier de Vincent à l’Ecole spéciale de peinture et de sculpture. Durant cinq années il suit l’enseignement académique et remporte tous les prix remis progressivement en vigueur après la période révolutionnaire. En 1799 il remporte le Grand Prix, avec Manlius Torquatus condamnant son fils à mort (Paris, E.N.S.B.A.), dont le musée de Tours conserve plusieurs dessins préparatoires. Il doit cependant attendre que l’Académie de France à Rome ouvre à nouveau ses portes en 1802 pour pouvoir partir dans la Ville éternelle. Ce séjour en Italie durera à peine deux ans car l’artiste décède en septembre 1804 à Sienne, sans doute atteint par la malaria comme deux autres de ses amis pensionnaires, le musicien Androt et le peintre Harriet.

Le musée des beaux-arts de Tours conserve près de cinquante œuvres, peintures, dessins et gravures provenant de la collection Gaudar de Laverdine. Parmi ce fonds on compte une vingtaine d’œuvres réalisées par Augustin-Alphonse. L’histoire de cette collection est particulièrement intéressante et cohérente car elle fut conservée par la famille de l’artiste, dans son château de Lancosme dans l’Indre, jusqu’à la vente de cette propriété vers 1910 à Henri Trotignon, grand-père de Nicole Darmaillacq, donatrice de cet ensemble d’œuvres au musée de Tours. En 1963 Madame Darmaillacq effectue une première donation, puis renouvelle ce geste généreux en 1998. Ce don important qui vient enrichir considérablement la collection néoclassique du musée, présente un intérêt de premier ordre car ce fonds Gaudar de Laverdine très homogène est unique dans les collections publiques.

Il est délicat d’établir un jugement définitif sur la connaissance de l’œuvre d’Augustin-Alphonse Gaudar de Laverdine, artiste mort trop tôt, sans avoir eu le temps de confirmer par une production véritablement personnelle un talent que l’on peut cependant estimer prometteur. De plus il existe peu de sources d’archives concernant cet artiste, hormis quelques mentions le concernant, durant son séjour romain dans la correspondance de Suvée alors directeur de l’Académie de France à Rome. En revanche on trouve le nom de Gaudar de Laverdine régulièrement sur les listes des élèves de l’école spéciale (1), témoignant de son assiduité aux différents cours de l’école.

Etude de tête d’homme d’après le modèle vivant

Au cours de ses études au sein de l’Ecole Spéciale, Gaudar de Laverdine suivra le cursus obligé des futurs peintres d’histoire qui comportait notamment des séances de travaux d’après le modèle vivant. Il se présente le 30 germinal de l’an IV au concours des places pour l’Ecole du modèle vivant et obtient la 3ème place. Ses études d’après le modèle vivant seront à plusieurs reprises récompensées, il obtient le 5 septembre 1796 la deuxième médaille pour sa figure dessinée d’après le modèle vivant, puis de nouveau une deuxième médaille le 15 mars 1797 et enfin une première médaille le 17 juin 1798. Le musée de Tours conserve plusieurs dessins réalisés par Alphonse Gaudar d’après le modèle vivant au cours de ces séances. Conservant un fond très sombre comme pour les deux études d’après la bosse présentées dans les deux notices précédentes, Gaudar mêle les boucles et la barbe brunes du visage de cet homme à cet aplat noir de l’arrière-plan, l’expression de l’homme n’en est que plus intense.

Texte extrait du catalogue raisonné Peintures françaises du XVIIIe s. Musée des Beaux-Arts de Tours / Château d'Azay-le-Ferron, par Sophie Join-Lambert

Silvana Editoriale, 2008