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18e siècle

Vue de la Seine devant les jardins de l'Arsenal à Paris

HOUEL Jean-Pierre-Louis-Laurent

Rouen, 1735 - Paris, 1813

Vue de la Seine devant les jardins de l'Arsenal à Paris

Huile sur toile

101,5 x 147,5 cm.

Saisie révolutionnaire, château de Chanteloup, 1794

Inv. : 1794-1-15

Notice complète

Ce dessus de porte provenant également de Chanteloup et réalisé par Houël la même année que les tableaux précédents, la date (1769) clairement indiquée à côté de la signature le confirme sans hésitation possible, se distingue néanmoins de ces trois paysages. En premier lieu par les dimensions qui sont légèrement supérieures, alors que les trois autres dessus de porte ont strictement les mêmes mesures, mais aussi par le sujet iconographique. Houël en effet a représenté pour les œuvres précédentes, sans doute à la demande de Choiseul, trois paysages de Loire, qui montrent soit des propriétés du duc, Paradis et le Feuillet, soit un paysage au bord du fleuve proche du château de Chanteloup. Ainsi dans le salon de musique de Chanteloup ces tableaux évoquaient–ils des lieux probablement appréciés par Choiseul. En revanche nous ignorons les raisons de l’intérêt du duc de Choiseul pour le port de l’Arsenal représenté sur cette oeuvre.

Si le premier catalogue du musée publié en 1825 croit reconnaître dans cette composition une vue du château de Bondésir à Montlouis, le catalogue suivant publié treize ans plus tard, identifie clairement le lieu : « sur la gauche est un ancien pavillon de l’Arsenal… dans le haut sur la droite on aperçoit le bâtiment de la Salpétrière ; plus loin, sur le bord de la Seine est la Gare, près de laquelle se trouve la plaine d’Ivry, où se donna la fameuse bataille que gagna Henri IV. Au bout de cette plaine se voient les hauteurs d’Ivry ». Le site est en fait facilement identifiable par la présence, à gauche de la composition, du pavillon de la duchesse du Maine, lieu actuel de la bibliothèque de l’Arsenal, construit par Germain Boffrand sur l’emplacement de la « petite maison de l’Arsenal » détruite par un incendie en 1729. Plusieurs œuvres contemporaines de ce tableau confirment l’identification, on peut en particulier citer le dessin de Simon Mathurin Lantara (1729-1778), (Paris, musée Carnavalet) qui est sans doute selon Babelon, « la représentation la plus parfaite que l’on ait du pavillon, dans l’agencement de ses façades et de ses toitures ». Houël a probablement choisi comme point de vue la pointe orientale de l’ancienne île Louviers, comblée au milieu du XIXe siècle, mais connue par une riche iconographie. Les dessins conservés à la BnF sont à ce titre particulièrement précieux, l’un d’entre eux réalisés par Pierre Antoine Demachy (1723-1807) offre ainsi un beau témoignage de cette île, avec une large vue panoramique proche de celle que Houël a représenté sur sa composition.

A droite, sur la rive gauche du fleuve il est possible de reconnaître l’enclos du Jardin des Plantes puis le clocheton de la chapelle de la Salpétrière.

Texte extrait du catalogue raisonné Peintures françaises du XVIIIe s. Musée des Beaux-Arts de Tours / Château d'Azay-le-Ferron, par Sophie Join-Lambert

Silvana Editoriale, 2008