UA-10909707-12

Info

Info
COVID-19 Pass sanitaire
En application du décret du 19 juillet 2021 modifiant le décret n° 2021-699 du 1er juin 2021 prescrivant les mesures générales nécessaires à la gestion de la sortie de crise sanitaire, à compter de mercredi 21 juillet, le pass sanitaire est exigé pour toute personne de 18 ans et plus, afin d'accéder aux équipements culturels et sportifs pouvant accueillir plus de 50 personnes en simultané.

Le muséum d’Histoire Naturelle, le musée des Beaux-arts, le musée du Compagnonnage et le Château de Tours sont concernés par cette mesure.
Nos équipes mettent tout en œuvre pour faciliter et fluidifier votre accueil. Nous vous remercions de votre compréhension et de votre coopération lors des contrôles à l’entrée des établissements.

> > > 18e siècle

18e siècle

Nymphe, satyre et amour

MALLET Jean-Baptiste, attribué à

Grasse, 1759 - Paris, 1835

Nymphe, satyre et amour

Huile sur toile

32,5 x 40,5 cm.

Provenance inconnue

Inv. : 1868-3-3

Notice complète

Elève de Simon Julien à Toulon puis de Mérimée et de Prud'hon à Paris, Jean-Baptiste Mallet réalise des scènes de genre qui ont aujourd'hui un charme un peu suranné. Une large partie de son œuvre témoigne de son attachement à la peinture nordique. Il étudie Ter Borch, Metsu, Gérard Dou… et emprunte à ces artistes une lumière, une couleur mais aussi une technique fine, en glacis, particulièrement manifeste dans ses sujets troubadours qu'il traite pour la première fois dans les toutes dernières années du XVIIIe siècle, et qu'il développera pendant tout le premier quart du XIXe siècle. La salle de bain gothique (Dieppe, château musée) présentée au Salon de 1810 en est un bel exemple. Le rôle joué par Jean-Baptiste Mallet dans le développement du goût troubadour a été, à juste titre, souvent souligné. On reproche à certaines de ses scènes de genre leur aspect artificiel et leur sensiblerie fausse, mais en revanche on admire la virtuosité de ses gouaches et de ses aquarelles; les Goncourt qui possédaient plusieurs dessins de l'artiste reconnaissaient en lui « un Boilly plus fin et plus menu, dont le patient pinceau hollandais promène la gouache sur les plumes, les linons et les basins rayés ». Jean-Baptiste Mallet expose régulièrement au Salon de 1791 à 1824.

Nymphe, satyre et amour

Ce tableau est mentionné pour la première fois dans le catalogue du musée publié en 1856 sous le nom de Mallet, à partir de 1881 l'œuvre est plus prudemment attribuée à l'artiste, mais Boris Lossky en 1962 classe de nouveau l'œuvre parmi celles de Jean-Baptiste Mallet. La qualité de cette peinture est pourtant bien modeste et présente de nombreuses maladresses. La matière de ce tableau est, il est vrai, usée mais on ne reconnaît pas ici le pinceau fin si caractéristique de l’artiste, traitant la peinture en glacis avec délicatesse.

Texte extrait du catalogue raisonné Peintures françaises du XVIIIe s. Musée des Beaux-Arts de Tours / Château d'Azay-le-Ferron, par Sophie Join-Lambert

Silvana Editoriale, 2008