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18e siècle

L'Agonie de saint Augustin

VAN LOO Carle

Nice, 1705 – Paris, 1765

L'Agonie de saint Augustin

Huile sur toile

77,5 x 72,5 cm.

Legs Albert Pomme de Mirimonde au musée du Louvre (inv. R.F. 1985-68) , affecté au musée de Tours par décision testamentaire en 1986

Inv. : D. 1986-1-9

Notice complète

Cette esquisse est un projet pour l’une des réalisations les plus ambitieuses de Carle Van Loo, l’exécution de sept grandes toiles pour orner le chœur de l’église Notre-Dame-des-Victoires à Paris. Après la victoire remportée au Siège de la Rochelle, Louis XIII fondateur de ce couvent, fait édifier une église dédiée à Notre-Dame-des-Victoires, dont les travaux seront achevés en 1740. Pendant une dizaine d’années, de 1745 à 1755, Carle Van Loo travaillera à l’ornementation du chœur de ce nouvel édifice ; l’histoire de la construction de cette église et de l’élaboration particulièrement longue de ce décor est bien documentée grâce au témoignage du père F. Félix, ancien prieur du couvent. Le père Félix, commanditaire probable de ces tableaux auprès de Carle Van Loo écrit : « Le chœur [de cette église] était absolument nu …pour y remédier on choisit M. Carlo Van Loo qui commençait à avoir de la réputation … et l’on résolut d’y mettre sept tableaux… M. Carlo Van Loo les a faits de sa main, sans aucune autre aide…je les lui ai vus travailler… ».

En 1746 on place au maître autel de l’église le tableau central qui représente Le Vœu de Louis XIII, de part et d’autre de cette œuvre seront réparties six grandes toiles illustrant des épisodes de la vie de saint Augustin. D’après le père Félix l’Agonie de saint Augustin, placée à droite du Vœu de Louis XIII, est le deuxième tableau réalisé, Dandré-Bardon, ami et biographe de l'artiste, de manière plus précise encore indique qu’il a été peint en 1748. Carle Van Loo, souvent insatisfait par ses œuvres, hésite, corrige, tout au long de l’exécution de ce cycle, ce qui explique que la réalisation de cet ensemble se soit déroulée sur une dizaine d’années. Ainsi, on sait qu’il réalise une première version du Sacre de saint Augustin, qu’il détruit après son exposition au salon de 1750, dès l’année suivante il présente de nouveau au Salon une seconde version qui est probablement celle mise en place dans l’église. Cette quête permanente de la perfection par Van Loo explique sans doute la raison pour laquelle il existe tant de différences entre l’esquisse de L’Agonie de saint Augustin et le tableau définitif. La composition finale tout d’abord est inversée, selon une pratique très courante chez l’artiste, mais au delà d’une construction modifiée c’est avant tout la manière de traiter le sujet qui présente des différences évidentes. L’atmosphère humaine, sensible qui se dégage de l’esquisse ne se retrouve plus dans le tableau qui paraît en comparaison assez austère et figé. La touche moelleuse, onctueuse travaillée dans une gamme subtile de gris beige, vert amande et vert absinthe offre à l’esquisse une forte intensité, le geste avec souplesse marque les plis des drapés, la musculature des bras, mais la spontanéité de la première idée est perdue dans le grand tableau.

Texte extrait du catalogue raisonné Peintures françaises du XVIIIe s. Musée des Beaux-Arts de Tours / Château d'Azay-le-Ferron, par Sophie Join-Lambert

Silvana Editoriale, 2008