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COVID-19 Pass sanitaire

En application du décret n°2021-1059 du 7 août 2021 modifiant le décret n°2021-699 du 1er juin 2021 prescrivant les mesures générales nécessaires à la gestion de la sortie de crise sanitaire, depuis le mardi 10 août pour tous les musées de la Ville de Tours un pass sanitaire est exigé pour les personnes de 18 ans et plus. Depuis le 30 septembre 2021, le pass sanitaire est également obligatoire pour les mineurs âgés de 12 ans et deux mois à 17 ans. Le contrôle du pass sanitaire sera effectué dans les mêmes conditions que pour les personnes majeures. Le port du masque reste actuellement obligatoire.

Le muséum d’Histoire Naturelle, le musée des Beaux-arts, le musée du Compagnonnage et le Château de Tours sont concernés par cette mesure.
Nos équipes mettent tout en œuvre pour faciliter et fluidifier votre accueil. Nous vous remercions de votre compréhension et de votre coopération lors des contrôles à l’entrée des établissements.

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18e siècle

Portrait de femme

VAN LOO Louis-Michel, atelier de

Toulon, 1707- Paris, 1771

Portrait de femme

Huile sur toile

62 x 52 cm.

Legs de Madame Merville, juin 1913

Inv. : 1913-1-9

Notice complète

Ce portrait et son pendant, le portrait d’homme présenté dans la notice suivante, sont entrés dans les collections du musée en 1913 comme œuvre anonyme et sans indication sur l’identité des personnes portraiturées. Boris Lossky, conservateur au musée, en 1962, classe encore ces deux tableaux parmi les œuvres anonymes de l’école française. Le portrait de femme nous guide cependant vers un artiste de l’atelier de Louis-Michel Van Loo. Le port de tête est caractéristique des œuvres de cet artiste mais surtout l’on retrouve sur plusieurs tableaux de Van Loo les mêmes bijoux, composés d’une parure en perles disposée de manière identique sur la perruque et d’un collier à double rang ornant le cou des jeunes femmes représentées, ainsi que des costumes extrêmement proches. Le portrait de la Marquise Annette Malaspina, 1759 (Banque de Parme), d’Anne-Claudine Louise d’Arpajon, comtesse de Noailles, 1762 (collection particulière) ou encore celui présumé de la Comtesse de Provence, 1758 (Washington, Hillwood Museum) présentent ainsi la même coiffure relevée, ornée d’une tresse de perles et d’une aigrette et le même collier enserrant le cou des jeunes femmes. C’est sans doute avec le Portrait présumé de la Comtesse de Provence que le portrait de femme conservé à Tours présente le plus d’analogies. Sur les deux portraits le haut de la robe, composé d’un corps de cotte brodé, est légèrement déboutonné, afin de laisser apparaître de manière identique la chemise fine. Un manteau bleu bordé de fourrure d’hermine recouvre les épaules de la femme. On retrouve sur le Portrait de Mademoiselle Sallé de Louis-Michel Van Loo une palette identique, avec en particulier un manteau au bleu tout à fait semblable.

Le type physique de la jeune femme, aux sourcils parfaits et bien marqués, aux grands yeux à l’expressivité un peu mélancolique et au menton creusé par une petite fossette, est également caractéristique de nombreux portraits de Van Loo.

Texte extrait du catalogue raisonné Peintures françaises du XVIIIe s. Musée des Beaux-Arts de Tours / Château d'Azay-le-Ferron, par Sophie Join-Lambert

Silvana Editoriale, 2008