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COVID-19 Pass sanitaire
En application du décret n°2021-1059 du 7 août 2021 modifiant le décret n°2021-699 du 1er juin 2021 prescrivant les mesures générales nécessaires à la gestion de la sortie de crise sanitaire, depuis le mardi 10 août pour tous les musées de la Ville de Tours un pass sanitaire est exigé pour les personnes de 18 ans et plus. Depuis le 30 septembre 2021, le pass sanitaire est également obligatoire pour les mineurs âgés de 12 ans et deux mois à 17 ans. Le contrôle du pass sanitaire sera effectué dans les mêmes conditions que pour les personnes majeures. Le port du masque reste actuellement obligatoire.

Le muséum d’Histoire Naturelle, le musée des Beaux-arts, le musée du Compagnonnage et le Château de Tours sont concernés par cette mesure.
Nos équipes mettent tout en œuvre pour faciliter et fluidifier votre accueil. Nous vous remercions de votre compréhension et de votre coopération lors des contrôles à l’entrée des établissements.

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19e siècle

Marabouts dans une mosquée à Constantine (1874)

VIDAL Eugène

Paris, 1850 - Cagnes, 1908

Marabouts dans une mosquée à Constantine (1874)

Huile sur toile

H. 157 cm. ; L. 125 cm.

Dépôt de l'Etat, 1875. Transfert de propriété de l'Etat à la ville de Tours, 2010

Inv. 1875-1-4

Notice complète

Élève de Jean-Léon Gérôme (1824-1904) qui influe vraisemblablement sur le choix de l’artiste en faveur de sujets orientalistes, Vidal débute paradoxalement avec un portrait, dessiné au fusain, qu’il présente au Salon de 1873. Par la suite, il mènera de front cette double activité de peintre et de dessinateur, exposant conjointement au Salon des Artistes français, puis à la Société nationale des Beaux-Arts, des huiles, des pastels et des dessins au crayon. S’il aborde dès 1874 une série de sujets inspirés par l’Algérie, il développe néanmoins un répertoire diversifié de portraits, de scènes de genre, de paysages et de figures féminines.

Marabouts dans la mosquée de Constantine, 1874

Improprement désignés comme marabouts alors que ce terme est réservé aux pieux musulmans après leur mort, ces imams de la mosquée de Constantine ouvrent la série d’œuvres inspirées par l’Algérie avec lesquelles Vidal débute sur la scène artistique. Succèderont Genouns, mauvais esprit en 1875, le portrait de Mgr Lavigerie, évêque d’Alger, en 1876, et une rue de la casbah d’Alger en 1878. L’influence de Gérôme est manifeste dans le choix des sujets et, même si l’artiste renonce au coloris brillant de son maître, la conception sculpturale des formes, la ligne ferme et assurée, accentuée par la souplesse des draperies, en sont redevables. Remarqué au Salon de 1874 avec les orientalistes Mouchot, Pasini, Washington, Guillaumet, Fromentin.

Le thème abordé ici par Vidal est caractéristique de l’évolution tardive de l’orientalisme. Renonçant aux évocations pittoresques et séduisantes, des artistes comme Banguies, ou Girardet et Vidal manifestent leur intérêt pour une peinture plus ethnographique.