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19e siècle

Paysage, bord de Rivière (1891)

BALLUE Pierre Ernest

La Haye-Descartes, 1855 - La Haye-Descartes, 1928

Paysage, bord de Rivière (1891)

Huile sur toile

H. 38 cm. ; L. 55 cm.

Acquis de M. Toupey, Paris, décembre 1934

Inv. 1934-5-1

Notice complète

Né dans une commune du Sud du département d’Indre-et-Loire, Pierre Ballue, appartient à une famille qui, implantée dans ce secteur depuis le 18e siècle, donne des greffiers à la paroisse et trois maires à la commune (François Ballue, maire de 1789- 1794 ; René Ballue, avocat au parlement de Paris, Maire de 1804 à 1807 ; Pierre Ballue, ancien capitaine de grenadiers de l’Empire de 1816 à 1830)

Ruinée, sa famille part pour Paris quand Pierre Ballue est âgé de 12 ans. Précocement attiré par la peinture, il devient l’élève de Vallée et de Defaux (selon Bénézit), celui de Dameron et de Cormon d’après la tradition familiale. Entrainé par son père, il se joint aux fédérés de la Commune.

En 1875, il expose pour la première fois au Salon des artistes français, présentant deux paysages de Seine-et-Oise. Fidèle à cette manifestation, il y envoie très régulièrement des peintures et des pastels figurant des sites de Paris et de Fontainebleau, de la Creuse et du Poitou, de Touraine, solidement composés et brossés d’une touche plus poétique que naturaliste. Il se lie avec le paysagiste Paul Lecomte qui lui dédie une vue de Paris. Il obtient une première récompense en 1891, une médaille de bronze à l’Exposition universelle de 1900, une médaille d’or en 1911 (Vue de la forêt de Fontainebleau, Châtellerault, musée Paul Chéron) une dernière en 1920.

Entre 1880 et 1886 il effectue deux séjours aux Etats-Unis où il exécute des panoramas, et, en 1900, il collabore à des dioramas avec Louis Tinayre.

En 1892, Félix Laurent, alors conservateur du musée des Beaux-Arts de Tours, adresse une requête au Conseil Municipal afin que la ville achète à Ballue, qui n’a jamais demandé l’aide des collectivités pour le financement de ses études, le Ruisseau du Puy-Guillon (Creuse) [2m X 3m], avec lequel l’artiste a remporté une troisième médaille au Salon de 1891. Œuvre des plus remarquables, elle « serait nécessaire au musée, pour l’instruction des jeunes gens qui se destinent à la peinture. »

Le tableau est acquis en décembre 1892 pour la somme de 600 F. Bien que n’apparaissant pas sur les inventaires du musée, il s’agit probablement de la toile accrochée dans l’escalier de la bibliothèque municipale et qui fut détruite lors de l’incendie de ce bâtiment en 1940.

Paysage, bord de rivière :

Au salon de 1892, Ballue expose Bords de Creuse, environs de Fresselines (n° 59), dont les dimensions n’ont pas pu être retrouvées. Il s’agit peut-être de ce tableau, acquis sur le marché parisien en 1934.

L’artiste a utilisé à plusieurs reprises ce type de composition, reposant sur une diagonale formée par un cours d’eau bordé d’une prairie. Celle-ci est plantée de végétaux dont le feuillage, traité d’une touche légère, n’est pas sans rappeler la manière de Corot, qui fut le professeur de Defaux, premier maître de Ballue.