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19e siècle

Deux scieurs de pierre

BERTHELEMY Pierre-Emile

Rouen, 1818 - Bernières-sur Mer, 1890

Deux scieurs de pierre

Huile sur bois

H. 24,5 cm ; L. 17 cm

Provenance indéterminée

Inv. 1856-1-1

Notice complète

Issu du milieu commerçant de Rouen, Berthélemy commence ses études artistiques en 1838 à l’école municipale de sa ville natale avant d’entrer, grâce une pension octroyée pat la ville de Rouen, à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris, où il est présenté par son maître Jules Coignet (1798-1860) le 3 avril 1844.

Renonçant aux figures académiques, sa familiarité des côtes de la Manche lui inspire des peintures qu’il expose au Salon à partir de 1846. Les marines dont il fait sa spécialité – batailles navales, tempêtes, vues de port – lui valent d’être confondu avec son fils Emile-Valentin (1858-1928), nommé peintre officiel de la Marine en 1918. Par ses achats aux Salons de 1864 (Le Vauban désemparé, Le Puy, musée Crozatier) et de 1866 (Naufrage du Borysthène, Lille, Palais des Beaux-Arts), l’État conforte la renommée que s’est acquise l’artiste avec les thèmes maritimes, les portraits et les scènes de genre. Son œuvre du Salon de 1865 Le Maréchal de Villiers, paquebot du Havre à Dunkerque entrant en relâche forcée dans le port de Fécamp, est récompensée d’une deuxième médaille qui vient compléter les distinctions et diplômes d’honneur obtenus aux nombreuses manifestations artistiques de provinces auxquelles Berthélemy participe (Amiens, Montpellier, Rouen, Alençon, Boulogne-sur-Mer, Le Havre…)

Probablement sur le conseil de Alfred Cadart (1828-1875), son marchand, il aborde la technique de l’eau-forte qui confère désormais à ses compositions une plus grande rigueur et à son dessin une solidité nouvelle.

Il devient membre de la Société des aquafortistes en 1865, pour laquelle il grave des planches de la collection de L’Illustration nouvelle, et offre en 1880 au musée de Fécamp deux estampes figurant cette ville et le port de Courseulles.

Deux scieurs de pierre

Entrée dans les collections à une date inconnue, cette peinture apparaît pour la première fois dans le catalogue du musée en 1856.

En raison du sujet abordé, elle représente un cas isolé dans la production de Berthélemy telle qu’elle est connue à ce jour, l’artiste s’étant essentiellement consacré aux thèmes maritimes.

La configuration du bâtiment devant lequel se déroule la scène rappelle l’architecture rurale de l’ouest de la France. Le toit de chaume, le pignon en pans de bois et torchis ainsi que la pierre blanche que les ouvriers sont occupés à scier, suggèrent de situer l’action en Normandie.

Procédant comme à son habitude, l’artiste recourt ici à une mise en page fermement agencée par de grands plans de couleurs aux effets de lumière contrastés, exécutés d’une facture large. Le traitement pictural des éléments solides de la composition – blocs de pierre, pignon – est à rapprocher de sa perception des côtes rocheuses qui constituent le cadre d’un grand nombre de ses œuvres.

Par son iconographie et son écriture vigoureuse, cette petite étude n’est pas sans évoquer les Tailleurs de pierre peints par Alexandre-Gabriel Decamps (1803-1860) trente ans auparavant (Le Havre, musée André-Malraux)