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19e siècle

Escrimeur

BESNARD Robert

Londres, 1884 - Chauny, 1914

Escrimeur

Huile sur toile

H. 184,5 cm. L. 80,4 cm.

Provenance indéterminée

Inv. 1947-66-1

Notice complète

Fils aîné du peintre Albert Besnard, membre de l’Académie des Beaux-Arts, et de Charlotte Dubray, statuaire, il est dès son enfance souvent pris comme sujet des œuvres de son père, notamment dans ses eaux-fortes : Le Bi à Villerville, Robert de profil, Robert et son âne. Il figure sur la gauche du fameux tableau de son père exposé au musée d’Orsay, Une famille, représentant la famille du peintre.

Il devient élève de son père, avec lequel il collabore, notamment pour une célèbre affiche illustrant Talloires et le lac d’Annecy. Il était associé à la Société nationale des Beaux-Arts, où il exposa aux Salons de 1901 à 1914, ainsi qu'au Salon d’automne de 1913.

Il épouse à Paris, le 25 mars 1903, Nelly-Litta de la Montagnie (1879-1949), une Américaine, d'une lointaine origine française et qui fit une carrière d'artiste-peintre sous le nom de Lita Besnard. Le couple a trois enfants : Françoise, née en 1903, qui épouse le journaliste Jean Luchaire ; Nelly, née en 1905 ; Édith, née en 1908, qui épouse l'éditeur Henri Filipacchi.

Il collabore avec son père pour la réalisation d'une frise, commande de l'État pour la salle de la section française des beaux-arts de Saint-Louis (Missouri) aux États-Unis.

Engagé au35e régiment d’Infanterie, il est tué à l'ennemi lors de la bataille d’Autrêches au lieu-dit Chevillecourt (dans l'Oise) du 20 au 28 septembre 1914, mort pour la France, mais sa famille, le croyant d'abord prisonnier, n'apprend sa mort qu'en 1915. Il est mentionné sur une plaque commémorative des « Morts pour la France » à l’église Saint-Louis-ses-Français de Rome. Sa mort prématurée met un terme à une production limitée et peu connue.

Escrimeur

Exposée au Salon de la société nationale des Beaux-Arts en 1903 sous le titre Mon maître d’armes, cette peinture se rattache à une période douloureuse de l’histoire de la famille Besnard.

En 1896, une grave maladie affecte son jeune frère Jean ; la famille s’exile à Berk dans le Pas-de-Calais, pour vivre à proximité de l’hôpital Cazin-Perrochaud où l’enfant est admis dans le service du docteur Calot et du chirurgien Henri Cazin. Renonçant momentanément à une carrière brillante et aux mondanités parisiennes, Robert passe avec les siens plusieurs années à Berk. En signe de reconnaissance pour la guérison de son frère, et ému par le pathétique de l’endroit, il exécute une importante série de peintures spiritualistes pour la décoration de l’hôpital. Le dessin et la conception de ces oeuvres sont redevables à l’enseignement de son père. Réalisées par un jeune peintre de 18 ans, elles témoignent d’une maîtrise de la couleur et du dessin encore en devenir.

L’artiste semble manifester une prédilection pour les formats en hauteur. Une Femme aux chiens (175,5 x 58 cm.) d’une composition similaire est apparue sur le marché de l’art, et le musée du baron Martin à Gray (Haute-Saône) conserve une aquarelle présentant des caractéristiques proches (La Dame en redingote, 77 x 35 cm.).

La provenance du tableau de Tours est inconnue. Le lien de parenté entre Jean-Charles Cazin, artiste peintre, directeur de l’Ecole des Beaux-Arts et conservateur du musée de Tours de 1869 à 1871, et le chirurgien de Berk, dont il est le frère, autoriserait peut-être à chercher dans cette voie une explication à l’entrée du tableau de Besnard dans les collections du musée. Aucun élément n’a permis jusqu’à ce jour de confirmer cette hypothèse.