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COVID-19 Pass sanitaire
En application du décret n°2021-1059 du 7 août 2021 modifiant le décret n°2021-699 du 1er juin 2021 prescrivant les mesures générales nécessaires à la gestion de la sortie de crise sanitaire, depuis le mardi 10 août pour tous les musées de la Ville de Tours un pass sanitaire est exigé pour les personnes de 18 ans et plus. Depuis le 30 septembre 2021, le pass sanitaire est également obligatoire pour les mineurs âgés de 12 ans et deux mois à 17 ans. Le contrôle du pass sanitaire sera effectué dans les mêmes conditions que pour les personnes majeures. Le port du masque reste actuellement obligatoire.

Le muséum d’Histoire Naturelle, le musée des Beaux-arts, le musée du Compagnonnage et le Château de Tours sont concernés par cette mesure.
Nos équipes mettent tout en œuvre pour faciliter et fluidifier votre accueil. Nous vous remercions de votre compréhension et de votre coopération lors des contrôles à l’entrée des établissements.

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19e siècle

Portrait de Marie-Elisabeth Reboul

BOUCHOT François

Paris, 1800 - Paris, 1842

Portrait de Marie-Elisabeth Reboul

Huile sur toile

H. 116 cm. L. 89 cm.

Don Edouard Dunoyer de Noirmont, 1952

Inv. D 1952-4-1

Notice complète

Fils d’un imprimeur, Bouchot est initié à l’art de l’estampe par son père, puis dans l’atelier du graveur Théodore Richomme (1785 – 1849). Le peintre et critique d’art Etienne-Jean Delécluze( 1781 – 1863) le signale également parmi les élèves de Jacques-Louis David (1748 – 1825). Il est inscrit sur les registres des élèves de l’

École des Beaux-arts en août 1815 et présenté par le peintre néo-classique Jean-Baptiste Régnault (1754 – 1829) au concours de peinture historique pour le prix de Rome en 1821, puis de nouveau en 1822 et enfin en 1823 où il obtient le deuxième grand prix premier avec Égisthe, croyant découvrir le corps d’Oreste mort, découvre celui de Clytemnestre. Il séjourne sept ans à Rome, envoyant à Paris des sujets historiques ainsi qu’un autoportrait (Dijon, musée des Beaux-arts). Sa première peinture importante, les Funérailles du général Marceau (Chartres, musée des Beaux-arts), considérée comme son chef-d’œuvre, lui est commandée par l’État en 1833. Exposée au Salon de 1835, l’œuvre recueille les éloges unanimes de la critique, assurant à son auteur une renommée durable. Celle-ci est entretenue par les envois réguliers au Salon où l’artiste expose alternativement des sujets historiques, fréquemment empruntés à l’épopée napoléonienne (Salon de 1840, Le Dix-huit Brumaire, commandé par Louis-Philippe pour le château de Versailles) et des portraits. Très lié au monde du spectacle en raison de son mariage avec la fille du chanteur Lablache, pratiquant lui-même la musique, il exécute également des portraits d’actrices (1830, Portrait de la Malibran en Desdémone, Paris, musée du Louvre ; 1840, Portrait de Giulia Grisi, Londres, Royal Academy of Music). Il reçoit les insignes de chevalier de la Légion d’Honneur en 1835. Associé en 1840 à la décoration de l’église de la Madeleine, il travaille avec Abel de Pujol, François Bouchot, Paul Delaroche, Émile Signol, Auguste Couderc, Léon Cogniet.

En 1836, l'architecte Alphonse de Gisors, chargé de l'aménagement de la chapelle du Palais du Luxembourg, lui commande la décoration des peintures murales, mais François Bouchot meurt avant le début du chantier en 1842.

Portrait de Marie-Élisabeth Reboul

Huile sur toile. 116 x 89 cm.

Signé, daté en bas à gauche : Fois Reboul / 1839

Si la vocation de François Bouchot s’exprime à travers la peinture d’histoire, il laisse cependant de très nombreux portraits, un genre auquel il s’exerce dès son séjour à Rome en réalisant une belle série de figures de pensionnaires à la Villa Médicis – Académie de France à Rome. A côté de portraits de personnages historiques souvent exécutés pour Versailles ou les palais nationaux, il répond à des commandes privées émanant de l’aristocratie. Ses portraits de femmes en particulier, où il se révèle sensible au charme de ses modèles, mettant dans leur représentation de l’intimité et le la psychologie, rencontres un grand succès.

Le portrait du musée de Tours est une peinture aimable, caractéristique de sa production sous la monarchie de Juillet. Par son traitement pictural et sa composition – les accessoires y occupent une place importante – elle est comparable au Portrait présumé de la princesse Louis d’Orléans d’Ary Scheffer (1833, Paris, musée de la Vie romantique) ou à la Jeune fille au portrait de Claude-Marie Dubufe (Paris, musée des arts décoratifs). Le modèle de Bouchot est placé dans une pièce assez sombre, constituant un fond mettant particulièrement en valeur la blancheur de la robe et la pale carnation de la jeune fille. Assise dans un fauteuil d’acajou, dont les manchettes rouges apportent, avec la tranche de l’ouvrage posé devant elle, la seule note colorée un peu forte du tableau, elle regarde vers le spectateur, délaissant le livre ouvert sur ses genoux. Assez précisément décrit, celui-ci ajoute, par son caractère luxueux, une confirmation de l’atmosphère élégante et raffinée suggérée par le peintre, qui utilise une matière fine et lisse pour le traitement de la coiffure ( les boucles brillantes sont soigneusement rendues) et les empâtements plus vigoureux pour souligner la dentelle et les rubans bleus qui agrémentent sa robe.

Après la mort de Bouchot, survenue en février 1842, une exposition posthume de ses œuvres est organisée au Salon de la même année. Parmi les quatre peintures présentées figure un Portrait de Mlle R…, qui est peut-être celui de tours. Marie-Élisabeth Reboul, grand-mère du donateur, devint l’épouse d’Ernest Martell, important producteur de Cognac. Constructeur du château de l’Aubrière, à La Membrolle-sur-Choisille, dont il est le maire de 1874 à 1900.