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19e siècle

Le dépiquage au rouleau de pierre, 1892

DEBAT-PONSAN Edouard-Bernard

Toulouse, 1847 - Paris, 1913

Le dépiquage au rouleau de pierre, 1892

Huile sur toile

H. 65,5 cm. L. 104 cm.

Don Simone Morizet, 1981

1981-1-14

Notice complète

Les travaux des champs et les activités de la ferme constituent un réservoir presque inépuisable de scènes pour Debat-Ponsan. Dans ces œuvres, le peintre décrit les activités rurales au fil des saisons renouant avec le genre ancien de la représentation des travaux des mois.

Le dépiquage, traditionnellement associé au mois d’août, consistait à fouler les gerbes de blé disposées sur une aire grâce à un rouleau tiré par un attelage de manière à séparer le grain des épis. L’artiste en propose plusieurs représentations. Une petite étude, certainement réalisée sur le motif, montre un groupe de paysans affairés à trier les gerbes pour les passer dans une batteuse mécanique comme le montre le panache de fumée surmontant la machine. Le grain qui s’écoule au sol est entassé d’un côté tandis que les gerbes sont réunies en un grand tas pour le séchage.

La métairie basse de Préousse sert sans doute de cadre à la scène de dépiquage conservée au musée des Beaux-Arts de Tours. Ce tableau, plus achevé, fut présenté au salon de la Société Lyonnaise des Beaux-Arts en 1900. Au premier plan, une jeune femme est vêtue du costume traditionnel occitan constitué d’un caraco, d’une jupe large et coiffée d’une palhola de paille blonde. Au moyen d’une fourche, elle soulève les gerbes pour bien les répartir tandis qu’un paysan guide l’attelage pour fouler les épis. Au lointain, se déploient les coteaux du Lauragais baignés de soleil.

Le traitement de la lumière est particulièrement remarquable. Le chaud soleil de midi vient apporter de forts contrastes colorés et éclaire en une multitude de reflets et de nuances la paille disposée au sol qui occupe tout le premier plan. Pour traduire ces effets, le peintre utilise une palette vive et la main parcours la composition posant ça et là des touches vibrantes.