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19e siècle

Le taureau noir, avant 1893

DEBAT-PONSAN Edouard-Bernard

Toulouse, 1847 - Paris, 1913

Le taureau noir, avant 1893

Huile sur bois

H. 38 cm. L. 50 cm.

Don Simone Morizet, 1981

Inv. 1981-1-15

Notice complète

Au cours des années 1880 à 1898, Debat-Ponsan peint de nombreuses scènes paysannes mettant en scène la campagne du midi. Séjournant fréquemment à Préousse, il s’inspire des activités de la vie rustique qu’il observe à la ferme attenante au domaine. De cet important fonds d’œuvres, il faut dissocier les multiples études des toiles, plus abouties, destinées à la vente et dont certaines furent présentées au Salon en 1893.

Depuis les œuvres de Millet, le monde paysan a trouvé une place de choix sur les cimaises parisiennes et devient un sujet particulièrement prisé des collectionneurs américains et anglo-saxons. Debat-Ponsan avait bien compris le potentiel de ce marché et n’hésita pas à multiplier les versions de ses toiles à succès comme ce fut le cas pour la composition présentée au Salon de 1888, Au puits, présentant une jeune paysanne et un vacher conversant. On retrouve cette thématique galante dans plusieurs de ses œuvres, comme La vache bien gardée.On note également une parenté thématique entre plusieurs de ces œuvres comme avec le tableau Avril, où l’on retrouve ce jeune couple installé dans l’herbe. Tandis que le troupeau pâture paisiblement dans les champs sous la vigilance d’un taureau sculptural, les jeunes gens semblent absorbés par la contemplation du paysage. Le musée des Beaux-Arts de Tours conserve une étude pour ce tableau, Le taureau noir, dans laquelle l’artiste s’attache à décrire la puissante musculature de l’animal et les reflets du soleil sur son pelage. Le paysage autour, à peine esquissé au moyen d’une large touche, offre une image des plaines fertiles de la vallée du Girou. Dans Souvenir d’un Marchand de tableau, Ambroise Vollard évoque le succès de ces œuvres, au point que Debat-Ponsan s’en fait une spécialité pendant un certain temps. Ces représentations furent également largement diffusées par la photographie et l’estampe contribuant à populariser une image traditionnelle et idéalisée du monde rural conforme à l’idéologie de la IIIe République.