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19e siècle

Ravaudeuses. Venise. 1877

HAANEN Cecil van

Vienne, 1844 - Vienne, 1916

Ravaudeuses. Venise. 1877

Huile sur bois

H. 46 cm. ; L. 32,5 cm.

Legs Merville, 1913

Inv. 1913-1-31

Notice complète

Van Haanen appartient à une famille d’artiste qui comptent plusieurs peintres, sculpteurs et graveurs actifs en Hollande tout au long du 19e siècle. Il est tout d’abord élève de son père, le paysagiste Remigius Van Haanen, et suit à Anvers l’enseignement de van Lerius et de Verlat, avant de rejoindre l’Académie de Karlsruhe en 1863-1864. En 1873, il se rend à Venise puis en Angleterre et à Vienne, adoptant la peinture de genre comme spécialité.

Ravaudeuses, Venise

La production de van Haanen témoigne de son goût pour la représentation des figures féminines. Il les traite soit en motif isolé fermement construit, détaillant avec virtuosité l’élégance d’une toilette ou suggérant le mystère d’une femme parée pour un bal masqué, soit groupées dans des scènes pittoresques évoquant la vie et les petits métiers du Venise populaire dont il fait un de ses sujets de prédilection.

Comme Les ouvrières en perles à Venise, son grand succès du Salon de 1876, les Ravaudeuses, Venise du musée de Tours exploite le répertoire anecdotique, le pittoresque du lieu et de la situation ainsi que le souligne un critique de l’époque à propos des Ouvrières en perles de 1876. « Les types de ces jeunes filles, très variés et très vrais, sont redus avec beaucoup d’art. rien de plus curieux que les jolis minois de ces belles travailleuses, au milieu de loques pendues […]. M. van Haanen a bien choisi son sujet à Venise, les pays des perles et des haillons » (in Zigzags, Paris, 4 juin 1876)

L’utilisation d’un coloris brillant, mis en valeur par la tache rouge de la figure de gauche, le dessin solide, l’exécution savante qui le fait comparer parfois à Alma-Tadema (1836-1912), servent une peinture séduisante, prolongeant la veine du réalisme descriptif à la mode dans la clientèle bourgeoise de la Troisième République.